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Dès l’été de 1670, Kzopp, t. II, Dev

terre su: la guerre de la Ligue d’Augsbou’g (1), la guerre de la succession d'Espagne (2) et il a, en quelque sorte, annonté la grande révolution du xvrrre siècle (3).

Le déterminisme montre lenchainement des phénomènes et considère leurs causes efficientes; mais ces causes ne Sont qu'une partie de la raison suffisante et, par suite, de l’explication des phénomènes. Elles se complètent par les causes finales, dont elles dépendent(4), car «les âmes agissent selon les lois des causes finales par appetitions, fins et moyens. Les corps agissent selon les lois des causes efficientes Ou des mouvements. Et les deux règnes, celui des causes efficientes et celui des causes finales sont harmoniques entre eux (5). » Ainsi la suite des causes et des effets

1. « À mon avis il n’y a point de chemin plus seur pour attaquer la France que celuy que le prince d'Orange a pris qui est de luy detacher l'Angleterre et de l’obliger d'entrer dans le bon party. Sans cela je n’ay pas trop bonne opinion de la guerre. » Lettre à Zeumer, 30 septembre /10 octobre 1688. Ip., t. V, p. 417. « Je croy que tout depend de lPexpedition du prince d'Orange. Si elle réussit, la France se pourra repentir d’avoir attaqué l’Empire ». Lettre à Sophie, 11/21 octobre. In. t. VIT, p. 54 et 55. Cf. lettre à Grote du 20 /30 décembre. In., t. V, p. 426-7. = Dès 1672 il avait prévu l’hostilité de l’Angleterre contre la France. Foucrer pr CAREIL, t. ND

2. Dès 1694 Kziopr, t. VI, p. 84. Le 17/27 juillet 1696, il écrit à Th. Burnet : « Sla paix se fait sans règler la succession d’Espagne, je la compte pour une trève.» Genr., t. IL, p. 182 (Durens, t. WI, "p.,287). CL Lévy BrÜüHL, p. 13 et ci-dessous, à la fin du chapitre.

3. V. le dernier paragraphe de ce chapitre. — Leibniz avait un moment pensé écrire « l'Histoire du siecle futur » sous forme de roman. Lettre à Sophie, 1% octobre 1694. Kropp, t. WATT; p. 42.

4. « Mechanismi fons est vis primitiva, sed leges motus, secundèm quas ex ea nasCuntur impetus seu vires derivativæ, profluunt ex perceptione boni et mali, seu ex 60, quod est convenientissimum. Ita fit, wt efficientes causæ pendeant a finalibus, et spiritualia sive naturæ priora materialibus, uti etiam nobis sunt priora cognitione, quia interius animam (nobis intimam) quam Corpus perspicimus; quod etiam Plato et Cartesius notarunt. » Lettre à Bierling, 12 août 1711. Gex. t. VII, p. 501 (Korrx., t. IV, p. 48-49; DuTEns, t. V, p. 374). Cf. Bourroux, édor de la Monadologie, p. 460, n. 1.

5. Monadolog.,$ 79. Grur., t. VI, p. 62. CE « Je crois qu’effectivement tout se fait mecaniquement dans la nature et se peut expliquer par les causes eficientes; mais qu’aussien même temps tout se fait mcralement pour ainsi dire, et se peut expliquer par les causes finales. Et ces deux Regnes, le moral des esprits et des ames, et le mecanique des corps se penetrent et s’accordent parfaitement par le moyen de l’auteur des choses qui est en même temps le premier efficient et la derniere fin. » Lettre à des Billettes, 4/14 décembre 1696. GExR., t. VII, p. 452. « Omnia in corporibus fieri per figuras et motus, Omnia in animalibus per perceptiones et appetitus: in his esse regnum causSarum efficientium, quæ duo a se invicem independentia, sed tamen harmo-

se réduit à un ensemble de moyens et de fins (1), et celles-ci à la considération de la convenance ou de la per- | fection (2), c’est-à-dire qu’elles procèdent de Dieu, qui «se

propose toujours le meilleur et le plus parfait (3) ».

Ces causes finales, que Descartes avait négligées, Leibniz |

prétendait d'autant mieux les réhabiliter qu'il les croyait

plus faciles à démêler que les causes efficientes (4) : tandis |

que celles-ci, les plus particulières, demandent une longue

et pénible observation, les premières éclatent en quelque |

sorte aux yeux avec le plan et l’organisation du monde. Leibniz en revendiquait l'emploi en mécanique, où il en déduisait les lois générales du mouvement (5), en physique, surtout en optique, où elles permettent d’expliquer la réfraction et la réflexion de la lumière(6) et il désirait voir le corps humain déerit d’après les causes finales (7). Il eût donc été étrange que, de ces causes finales, Leibniz ne tirât pas une philosophie de l’histoire, commel’avaient fait, dès

nica sunt; Deum(finem et efficientem rerum communem) finibus suis omnia

per media Spontanea accommodare».7d., p.344% « Les monades… changentleur

état d’elles-mêmes selon les loix des causes finales ou des appetits, et cependant, le regne des causes finales s’accorde avec le règne des causes efficientes qui est celui des phenomenes. » Lettre à Dangicourt, 11 septembre 1716. Korrx., t. III, p. 284-5 (Durens, t. III, p. 500). :

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