V. pl. bas, p
4. En 1682, il écrivait : « Nosse Incrementum aut decrementum generis humani. » Quæstiones calculi politici, n° 22. Kzropp, t. V, p. 338. Vers 1697, il résolvait la question dans le premier sens. Préceptes pour l’avancement des setences. GEBR., t. VII, p. 161-2.
5. « Les hommes de notre temps ne sont pas plus éclairés que ceux des siècles passés. » Lettre à Ernest-Auguste, s. d. (1686). Guurauege, t. II, Beul., p. 27. Sur la diminution des savants en Franco et dans toute l’Europe, v. lettres à Nicaise, 24 août 1701 et à Bayle s. d. (5 décembre 1702). Geun., t. IT, p. 593ett. VII, p. 69, note. Cf. pl. bas, vers la fin de ce chapitre et surtout Préceptes cités. Ip., &. VII, p. 160.
6. Il y a «en Dieu comme en tout autre esprit trois personnalités : force, connaissance et volonté; car toute action. demande : posse, scire, elle. L?essence primitive de toute substance consiste dans la force... Ensuite vient la lumière ou sagesse... Le dernier complement est l’amour ou la volonté, qui choisit parmi les possibles ce qui est le meilleur. » Lettre à Morall (corr., fol,
facteurs affectifs bien avant les facteurs intellectuels, preuve d’une analyse profonde qu’il devait peut-être à ses études théologiques. Parmi ces facteurs, les plus forts sont les passions, dont nous l’avons vu se défier chez les historiens (4) et qu’il définit des mouvements intérieurs provenant des sens (2) : les gouverner constitue la vraie morale, dont personne n’a donné la règle (3). Ce sont ls passions et non l'intérêt qui gouvernent le monde, mais l'intérêt vient immédiatement après (4); bien plus, c’est souvent à nos passions que nous mesurons notre intérêt (5). L'esprit n’en vient à bout qu’en leuren opposant d’autres(6).
Parmi les facteurs intellectuels, le plus puissant est l’opinion, le second l’imagination. « L'opinion fait beaucoup et presque tout dans le monde (7) ». C’est grâce à elle qu’à tout âge nous imitons facilement les autres (8) et nous accep-
49-50), 29 septembre 1698. Cf. pl. haut, p. 409, n. 8. On voit que, si Leibniz a vu le rôle considérable de l’activité, il a en quelque sorte confondu avec elle la sensibilité.