V, pl. haut, p. 588, n
6. Lettres au prince Eugène s. d. (1713-1714). Kiopr, À. f. ôst. Gesch., t. XL, p. 232-3 (Foucner De CareiL, t. VII, p. 314), d’où il résulte que Leibniz a connu le roi et le prince dans un de ses voyages d’Angleterre ; à la duchesse d'Orléans, 16 décembre 1715. JæÆGLÉ£, t. III, p. 160.
7. Ibidem et lettre à Remond, 17 janvier 1716. Grun., t. II, p. 669 (Du- TENS, t. M, p.29):
8. « Newtonum, profundissimi ingenii Virum, nune Londini degere scribis, reique monetariæ curam gerere. Neque id Mathematico indignum est... Ego enim semper candidè profileor, enter potissima eum seculi præsentis ornamenta à me haberi». Lettre à Hackmann, 30 décembre 1698. Kzorp, t. VIII, p. 170-1 (Durens, t. V, p. 452).
9. Lettre à Grimarest, 4 juin 1712. Korrn., t. III, p. 326 (Durews, t. V, p. 65). CF. la lettre à Jean-Frédéric de 1675 (datée par erreur de 1695). La- Visse, p. 182; « Paris est comme l'Afrique quæ semper portat aliquid noetï. » Lettre à Brice (corr., fol. 9 v°), s. d. (après le 22 mai 1692). — Leibniz voyait l'avantage que procurait à la France le fait d’avoir une capitale. Voir GruckER,
lectuelle. En philosophie, Descartes à détrôné Aristote et, par son explication mécanique de la nature, pénétré dans € lantichambre de la vérité (1) », en mathématiques et en physique, Paseal et Huygens ont fait des découvertes capitales (2), bientôt couronnées par la eréation de l’Aeadémie des sciences (3): c’est la France qui à les meilleurs historiens (4) et les meilleurs écrivains, tous également remarquables par le souei de l’exactitude et de la mesure (o en religion même, élle est en quelque sorte l'intermédiaire entre les protestants et les catholiques romains (6), sa langue, ses produits, ses mœurs et jusqu’à ses vices sont employés, recherchés, reproduits et copiés de l’Europe entière (7).
Cette situation subsistera-t-elle ? I] est permis d’en douter. D'un côté les nations germaniques s’'émeuvent; l'Angleterre après avoir été trop longtemps la docile alliée de la France s’est enfin retournée contre elle: elle a pris en main la eause du protestantisme et l’a défendu contre
P. 314-5, d’après les Unvorgr. Ged.,$ 104,et un mémoire inédit : « Warum Cannstadt zur Haupstadt von Wurtemberg zu machen. »
1. Leibniz a fréquemment employé cette expression, p. ex. dans la lettre à Philipp, s. d. (entre le 22 novembre et le 3 décembre 1679). GEHR., Phil., LAINE D 28472;
2. Ce sont peut-être les manuscrits de Pascal qui ont mené Leibniz à sa découverte du calcul infinitésimal. E. Bourroux, Pascal (Les grands écrivains français), 1900, p. 148, d’après un passage des AA. EE. de juin 1691 (Du- TENS, t. III, p. 251). Les entretiens de Huygens y ont été aussi pour beaucoup. Lettre à Remond du 10 janvier 1714. DurTens, t. V, p. 8. Leibniz a fait souvent son éloge : lettres à l'Hospital, 14/24 juin 1695. Genr., Math., t. IT, p. 288; à la Loubère (corr., fol. 37-38), 9/19 novembre 1695, où il dit : «je ne le tenois point inferieur à Descartes », à Basnage, s. d. (3/13 janvier 1696). GEBR., t. III, p. 121. .