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MIRACLES SUPRA-I1U3IALNS ET MIRACLES SUPRA- NATURELS

Gerh\rdt, VII, 4' 6 et ^77.

110. Si le miracle ne diffère du naturel ([ue dans l'apparence et par rapport à nous, en sorte que nous appelions seulement miracle ce que nous observons rarement : il n'y aura point de dilîérence interne réelle entre le miracle et le naturel ; et dans le fond des choses tout sera également naturel, ou tout sera également miraculeux...

112... Il faut distinguer entre ce qui est explicable par les natures et forces des créatures, et ce qui n'est explicable que par les forces de la substance infinie. Il faut mettre une distance infinie entre l'opération de Dieu qui va au delà des forces des natures, et entre les opérations des choses qui suivent les lois que Dieu leur a données, et qu'il les a rendues capal)los de suivre par leurs natures, (pioique avec son assistance.

43. J'ai peur qu'en voulant changer le sens rc^u du miracle, on ne tombe dans un sentiment incommode. La nature du miracle ne consiste nulKMiiont dans l'usualité et inusualité ; autrement les monstres seraient des miracles.

'1 i. Il V a des miracles d'une sorte inférieure,

'un anj^e peut produire (1) ; car il peut, par exem- ', faire qu'un homme aille sur l'eau sans enfoncer. is il y a des miracles réservés à Dieu et qui passent toutes les forces naturelles, tel est celui créer ou d'annihiler.

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