‹ Léo BurckartChapitre 106 sur 179 · MARGUERITE, FRANTZ · texte numérisé non relu

MARGUERITE, FRANTZ

FRANTZ

Madame!

MARGUERITE

Frantz ! . . , vous nous écoutiez , monsieur î

URANTZ.

Je n entendais pas: mon cœur est tout bouleverse. Me me repoussez pas cette fois. Ln mot. un mot terrible, et plus tard tout vous sera dit.

MARGUERITE

On va nous remarquer . monsieur.

FRANTZ

Je vous ai parle. D'est-ce pas, de ce pouvoir suprême et mystérieux auquel il fallait que j'obéisse. . . eh bien! il est venu me chercher jusqu'au milieu du bal. jusque sous vos yeux. Un homme m'a remis un billet. Demain. Marguerite, demain, à minuit, une chose terrible se décidera , qui va m envelopper , m' entraîner . m'emporter loin de vous; peut-être pour longtemps . peut-être pour toujours.

MARGUERITE

Eh bien î nous serons malheureux chacun de notre côté , voilà tout: un peu plus de souffrance, qu'importe?

FRA>"TZ

Oui; mais je ne veux pas vous quitter ainsi , Marguerite; je ne veux pas, si l'avenir me garde le sort de Kœrner ou de Staps. mourir sans vous avoir parlé une dernière fois... Oh! la mort me serait trop ^ruelle alors, et je ferais quelque lâcheté!

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