‹ Léo BurckartChapitre 107 sur 179 · TZ · texte numérisé non relu

TZ

Je vous dis tout ce que je puis vous dire . et ce que je vous cache est le plus terrible. . . Marguerite! oli ! j'ai besoin de vous voir demain !

MARGUERITE

Me voir ! . . . eli bien ! demain je pourrai vous recevoir chez moi. Frantz.

FRANTZ

Chez vous !... oh ! ce n'est pas cela î chez vov c'est chez M. Léo Burckart. .. Je n'entrerai pas devant tous , en plein jour, chez l'homme qui est devenu l'ennemi de tous mes frères , et dont les mains auront peut-être à se teindre un jour de leur sang'

MARGUERITE

Frantz !

FRAMZ,

Oh! c'est un homme d'honneur, j'en conviens., mais , je vous l'ai dit ^ il est le soldat d'une opinion et moi je suis celui d'une autre... Hélas! quelle àme humaine a jamais été soumise à de telles épreuves?... Ecoutez! point de coquetterie ici, point de vaines terreurs ; quelque chose nie dit que cette nuit de demain me sera funeste... Que je vous voie

lilC LÉO BURCKART.— ACTE II, SCÈNE XIX. seulement! que j'entende quelques douces paroles

à ce moment suprême Autrement, seul au

monde... à qui dirais-je le secret de ma vie et de ma mort?... Ma mère n'est plus, et je n'ai point d'autre sœur que vous ! . . .

MARGUERITE

\h ! que faire?

FRANTZ

Ce billet , écrit à la hâte à la lueur de ces flambeaux, vous dira tout, Marguerite.

MARGUERITE

Mais on vient...

UN DOMESTIQUE

La voiture de madame est avancée.

FRANTZ , haut , et de manière à être entendu.

Me permettrez-vous , madame , de vous donner la main jusque là?

On sort en foule du palais. Frantz donne à Marguerite son billet , en l'accompagnant jusqu'à la grille.

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