PROLOGUE, SCÈNE Xlll
FRANTZ
Monsieur Léo Burckart, les Frères de la Jeune Allemagne, réunis à Francfort, et au nom de tous les frères des dix-sept états souverains et des quatorze universités, vous ont voté des félicitations, et vous offrent de payer l'amende à laquelle la Gazette Germanique est condamnée , par une souscription publique.
Le Prince sort du cabinet un papier à la main. LÉO.
Avant de répondre à votre offre loyale et généreuse, permettez-moi , messieurs , de lire ce papier.
FLAMING , regardant le Prince.
Je connais les traits de cet homme !
LÉO , signant le papier.
Je n'ai plus d'amende à payer , messieurs ; je rentre enfin dans ma ville natale ; mais j'y serai libre. Je suis plein de reconnaissance envers les membres de cette association, dont j'ignore les statuts et les desseins ; mais leur bonne volonté me devient inutile. La personne que voici est le prince Frédéric-Auguste, notre nouveau souverain.
Les étudiants s'inclinent.
MARGUERITE , se jetant dans les bras de Léo.
Léo ! . . . quel changement I
LÉO
Pauvre Marguerite ! . . . mieux eût valu peut-être la raine et la prison !