‹ Léo (volume 2)Chapitre 116 sur 174 · X.E DOEL · texte numérisé non relu

X.E DOEL

le peuple serait peut-être honnête , généreux et grand , si un roi en prenait jamais la fantaisie .

Arnold allait voir le docteur Perricault tous les jours. Ces deux cliens , la comtesse et l'artiste , étaient pour le praticien voué au soulagement des douleurs du corps , une source d'étonnemens toujours inexplicables . Rien n'est absurde en effet aux yeux du philosophe, matérialeraent dit, comme les inquiétudes qui n'ont aucun terme de guérison prévu par l'emploi d'un spécifique ou l'observation d'un régime . A cette espèce de vivans ( lorsque par hasard ils vous écoutent ) si vous parlez de chagrins , ils répondent : Prenez de l'exercice , montrez votre langue , mangez un peu et dormez long- temps. A toutes les perturbations physiques il y a un remède à proposer : la dernière bonne femme a son secret , l'avare donne un conseil ; mais aux secrètes souffrances du cœur on est distrait ou on lève les épaules. Tel qui n'a pas la faculté de souffrir se croit un sage;

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