‹ LéoChapitre 133 sur 157 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

fet produit par sa parure. 11 s'est éloigné de dépit, et est allé passer quinze jours dans ses terres.

14 septembre.

Voilà plus d'un mois que le Comte est absent. Ma mère lui a écrit presque tous les jours, et je crois qu'elle lui a fait entendre enfin qu'il était d'un honnête homme de venir réparer ses fautes. Elle ne croit pas si justement accuser l'état de sa fille ! car je n'ai jamais pu prendre encore sur moi la franchise de lui tout avouer. Si elle avait découvert ou soupçonné quelque chose, elle ne le devrait qu'au désordre de quelques paroles dans les accès de la fièvre ou du délire.

0 mon dieu ! il faudra que l'aveuglement lui tombe du ciel, à cet homme, s'il est réservé à croire ce qu'on lui dira , à s'attribuer ici un tort, une responsabilité! Mon dieu, vous voudrez alors le pardon de la pécheresse , vous enverrez donc la démence et la présomption à ce vieillard , afin d'effacer mon crime et iui

faire subir à lui, le sénateur, les conséquences d'une éducation que ses pareils ont encouragée !

Le comte revient à la fin du mois.

Le comte est revenu. — J'ai rougi à son aspect, et il a pris mon trouble pour son pardon.

Il est empressé, galant, mais non résolu encore. Il veut attendre. Il veut... Je suis perdue si ma mère ne vient à mon secours. — Oh ! je n'ai pas besoin de feindre pour me dire malade!

Un autre homme veut me faire la cour et se poser déjà comme l'ami de la maison quand je serai épousée. — Stupidité! — Arnold! cher Arnold ! où êtes- vous ?

Je l'ai tait chercher partout en vain.

Il a quitté Paris !

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