‹ LéoChapitre 149 sur 157 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

mains? — Je t'apporte , Maman , des mûres sauvages. — Et tu aurais passé tout le jour à cela? — La nuit vient si vite! Voici de tout petits perdreaux : je les ai pris à la course. — Et leur mère?

Quand le temps des études fut venu , Monsieur, il versa bien des larmes pour quitter cette vie de fatigues et de plaisirs, pour s'arracher surtout aux tendresses de sa mère. Ce fut moi qu'on chargea de le conduire au collège : je m'en souviens comme si c'était d'hier. Monté en croupe de mon cheval en quittant ce même château, l'adroit mutin avait déjà trouvé moyen de passer devant moi en selle au risque de se rompre le cou : et là, entre mes bras, il tiraillait les rênes, et frappant le cheval de ses petits talons , il poussait en riant aux éclats le pauvre animal , qui nous emportait tous deux au galop.

Au moment dQ nous séparer sur le seuil de la grande et sombre abbaye de Pont-le-Voy, il m'embrassa comme si j'avais été toute sa

famille. Je la leprésentais! j'en faisais partie

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