‹ Leon drame en cinq actes et en proseChapitre 22 sur 52 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

M”' DE LINIERES, LÉON.

M n “' de linières. Que veulent dire ces paroles?

LÉON. Je l'iguorc moi-mctuc.

LEON

lb

il"" de linières. Vous me trompez .

LÉON. Moi !

Il'"' DU LINIÈRES. Tout-à-l’licure vous vous êtes jeté, comme un étourdi, à travers un entretien que j'avais autorisé.

LÉON, amharrusse. Je vous assure...

M'"* de linifres. Eupltrasie est venue en courant me prier d’arrêter uue discussion qui pouvait devenir sérieuse ; elle a craint qu'due vous échappât deccs mois qui tuent. Léon , me faudra- t-il donc toujours craindre les mouveuiens de ce caractère irascible , impétueux , que rien n’arréte, neretient?Se passe-t-il utiseul jour ici sans que vous me donniez un nouveau sujet d'inquiétude . . . . et pourtant , Dieu con -

naît toute ma sollicitude pour vous

Voyons, que vous mauque-t-il? que pouvez-vous désirer?

LÉON. Ce qui me mauque... ce que je désire?..

M”' DE LINIÈRES. Oui, parlez.

LÉON. Vous m’avez Ait Pautre jour que j’étais tiolile?

m"' r DE liVières. Eli bien ?

LÉON. Si je surs noble... j’ai des païens, une famille...

M mr 'DE LINIÈRES, tristement. Vous n’avez ni parens, ni famille.

LÉON. J'ai un nom du moins?

M"" DE LINIÈRES. Un nom !

LÉON. Faite»-le-moi connaître.

M'"' DE LINIÈRES. Moi!

LÉON. Qui suis-je?

M mr DE LINIÈRES, a^ec tristesse . Qui vous clés, Léon?., un enfapt que j’ai recueilli., et qui, pour prix de l’amitié que j’ai pour lui , me causera bien des peines.

LÉON. Ali ! le ciel ’itlc préserve jamais de vous causer un regret... une larme!., pcut-ctre pensez-vous que je inédite un lâclic abandon ?.. en quittant cet liôtel pour aller réclamer un état dont on m’a dépouillé à ma naissance... Oit ! détrompezvous... je ne poursuivrai point de mes plaintes la mère assez dénaturée pour avoir abandonné son enfant !.. je ne connais de mère que vous... que celle qui a

prodigué à mon enfance, à ma jeunesse les tendres soins dont s’est dispensée celle qui m'a donné le jour... ma lucre , c'est vous!., vous que j'aime, que je -respecte...

l'autre... je la,. . je la liais.

M"' DE LINIÈRES. Ila'ir sa mère! ali !

Léon, si elle vous entendait !

LÉON. Elle vit!., elle est donc encore plus coupable que je ne le croyais !

M m * DF. LINIÈRES, sévèrement. Coupable, monsieur, et qui vous adonné le droit de la juger ?.. savez-vous ce qu’elle a souffert, ce qu’elle souffre peut-être encore de l'obstacle qui vous sépare ?. . savez-vous de quel intérêt il est pour elle., (u/tpuynnl ) pour vous, que les lieus qui vous unissent l’un à l’autre soient complètement ignorés de tout le monde ?

Léon. Mais de moi... de moi ?

M'"' DE LINIÈRES. De vous tout le premier !..

LÉON. Eh bien! si ma naissance est un malheur .. si je suis l’enfant du crime!., écrtucz-iuoi du nom dé nia mère !..

si"" de linières, ueec dignité. Ce que vous me demandez est impossible!

LÉON. Impossible! ali! si vous saviez combien il m’importe de connaître le nom qui m’était destiné.

M""" DE LISIÈRES, avec une dignité de mère. Ce nom doit à jamais être un secret pour vous.

LÉON. Vous me refusez?

M™' DE LINIÈRES. Oui.

LÉON. Prenez-v garde"!

M"" DE MINIÈRES , blessée. U rte menace !..

Léon. Un pressentiment !-..

Ni-' de lisières, eftruyèe. Que voulezvous dire ?

LÉON, sortaht en détordre. Ce nom que vous me refusez aujourd’hui, vous l’écrtrez pcut-ctre demain sur ma tombe.

fil sort.)

M”' DE LINIÈRES. Sur sa tombe !

seneeemmeeeea

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