M“* DE WN 1ER ES, LÉON
de lisières. Leon, vous avt» du chagrin ?
t’F.ON. ’ftoi, Maclâmc?..
*! mi de 1.IMÈRES. J c vous ohsoive depnis plusieurs joins. Vos'iuotivcmenssotit brusques... vos paroles rares «et souvent iniléci***. . vos regards sont distraite, irrésolus... Leon, coufitfe-inoi «vos peinas.
i.ÉOx, embarrussè. Je vous assura, Madame. . .
DE lisières, avec bonté, Qui .pourrait mieux les comprendre, les adouoiri?
tÉOX. Quel chagrin potnrais.je avoir?
vos bontés pour moi vont au-devant de mes moindres désirs ; je n’en .puis former aucun, qu'il neXoital insiaitl inOine exaucé.
M * de limèrfs. A ous aimez Ltinhrasio ?
lÉO.v , s'en défewlamt. Je l'aime!
DE LlMÈnER. Pourquoi chercher à vous en défendre?.. Euphrasie est jeune, aimable, gaie.
I.ÉOX , arec amertume. Oui ; mais elle suppelle N 1 * de (iourbon.
M'“. de limkres. Ccnoui-là n’a rien d’effrayant.
1.BUN, mec ironie. Pour celui qui peut eu échange lui en offrir un aussi beau que le sien... pour .MW. de Brissac , de Seignelay , de Golbot , mais pour moi !
(mec emportement) eh bien! oui, je l’aime je l’aime comme un fou! avec d'autant plus d’exaltation quejesens que jamais elle ne peut être* moi... (arec une ironie arnin) une femme jeune, belle, riche, titrée, le partage d’un... (arec douleur) oui, oui vous avez raison, j’ai un chagrin qui me ronge, qui me tue... que personne, excepte vous, n a soupçonné.
st”' de ETVrÈRES , avec tendresse. C’est que personne ne vous aime comme moi LKO\, œ«c emportement. Ah ! que n’ai-je iras tenté pour vaincre, pour étouffer cet amour ridicule., sans 'but, «ans espoir qui malgré moi se mêle à toutes tues pem sees... j ai essayé de tout, excepté de l’absence .aussi, il faut que je parte, que je quitte Paris. 1 1
M- DE LIMÈBES. Partir ! Une quitter' vous, Leon... c’est impossible.
léo.n. Me condamneriez-vous donc au suppliée de von Eupluasie donner sa inaina unatitre^rec i me rage concentrée ) Ah. si vous saviez tout ce dont je serais capable î
M”' de civières, mec bonté. Eh! pourquoi ce découragement, ce désespoir qu’un mot peut apaiser? Qui vous a dit qu’Euphrasie fut destinée à un autre ? <m!j] fût question de son établissement? Yous-inèinc, ne savcz-votis ,pas qu’une partie* de sa fortune lui est disputée par un certain comte d Armai lié, gouverneur de l’Angoumoià, qui prétend avoir des répétitions-à exercer sur la succession du marquis de Cotirbon ? Comment voulez-vous nue l’on songe A marier dot à .présent une jeune personne dont la fortune ne sera réelle qu’aprés l’issue du procès que ma qualité de tntrîitr me îorcc de soutenir en «on nom . ■Gh.sont.je vous pwe. lcs rivaux qui vtms la disputent ? et parce qu’au .noiubre des jeunes seigneurs que j’adimto uliez tlioi, il s en trouve -quelques-uns plus ou moins frappés des qualités d’Eupl.rnsie est-ce donc une raison .pour croit e-qu’ils ohl des prétentions à sa main ( avec digni- 9nWm<t que j’ai autorise ces ,préteunoits . non ; et s il faut vous l’avouer, j’ai
i Ce
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des projets sur Eupfarasie auxquels tous n’ètes peut-elrc pas tout-à-fait étranger.
LÉON. Quoi! madame , tous auriez pensé?
si»' de LIN1ÉRES. Ne dirait-on pas que c’est une chose extraordinaire que je m’intéresse à lui?., c'est une mauvaise habitude qui a déjà seize ans de date, et à laquelle vous devriez être fait.
LÉON. Ali! pardon, pardon ; mais quand je songe à ce que je suis...
•r°* de linières. N’entends-je pas 1a voix de M . Patru ?
LÉON. Oui, madame.
*“* de LiNlÉnES. Pricz-le de passer par ici. . . et n'ayez plus de ces mauvaises pensées.
(Elle loi tend 1e main.)
LÉON. Oh ! non, non.
(U sort.)