RAPPORT SUR LA GARDE MOBILE
servir le pays ceux qui avaient défendu la liberté; un arrêté du 26 février en régla rorganisation. Ce corps, composé principalement de jeunes gens qui souscrivaient un engagement d'une année, était destiné, suivant les termes du règlement organique, à former Tavant-garde de la garde nationale, et à devenir Tauxiliaire des troupes de ligne. Les conditions de son existence Tassimilent, sous beaucoup de rapports, aux corps détachés de la garde nationale, dont le titre VI de la loi du 22 mars 1831 règle la formation ainsi que l'organisation.
L'effectif de la garde mobile, tel que l'avait déterminé le règlement du 26 février, devait- s'élever à 24 000 hommes ; il n'a jamais atteint les deux tiers de ce nombre, et les bataillons sont tous demeurés incomplets; on est même resté audessous de l'effectif sur lequel avait été calculé le crédit voté par l'Assemblée nationale pour les dépenses de l'année 1848, et qui ne devait plus être que de 16 000 hommes.
Suivant les prévisions que le Gouvernement provisoire avait indiquées en établissant la garde nationale mobile, et sauf le cas toujours réservé d'une réduction de l'effectif ou d'un licenciement, le terme assigné à l'existence de la garde mobile semblait devoir être le 28 février 1849.
Mais si, d'une part, les considérations qui en ont motivé la création n'ont plus aujourd'hui la même valeur; si la présence d'une nombreuse garnison à Paris, la reprise commencée des travaux et le rétablissement de l'ordre rendent moins nécessaire l'emploi d'une force publique, qui offrait d'honorables moyens d'existence à une jeunesse ardente et
donner fréquemment des conseils, des instructions et une direction politique aux préfets. Ils ont à exercer une action semblable sur leurs subordonnés. Je vous invite donc à communiquer aux sous-préfets placés sous vos ordres , et pour leur gouverne , tout ce qui dans ma correspondance avec TOUS vous paraîtra d'intérêt général ou propre à les éclairer et à les guider dans leur conduite. (Note annexée par Jf. L Faucher*)
active, privée tout à coup des ressources que lui offraient ses occupations habituelles; si, en même temps, Fimpérieuse nécessité de l'économie commande de soulager le trésor national d'une dépense supérieure à celle qu'exigerait une force équivalente de l'armée de ligne; d'autre partîtes services signalés que la garde mobile a rendus à l'ordre public, à la ville de Paris et à la France entière, par son courage héroïque dans les fatales journées de juin, et le zèle dont elle a constamment fait preuve depuis dix mois dans l'accomplissement de ses devoirs, me font penser qu'il ne serait ni juste ni prudent de priver la cause de l'ordre du concours que cette milice citoyenne peut encore lui prêter. La garde mo* bile doit être maintenue au moins jusqu'à la fin de la présente année, en la réduisant à de moindres proportions et en rapprochant son organisation des règles établies par la loi pour la garde nationale mobilisée.
L'Assemblée nationale nous a tracé elle-même cette ligne de conduite, en comprenant les dépenses de la garde mobile dans les crédits ouverts par la loi qui autorise les trois douzièmes provisoires.
Un crédit de 12 270 000 fr. est porté au budget de 1849 pour l'entretien et la solde de ce corps pendant l'année 1849. La nouvelle organisation que j'ai l'honneur de vous proposer réduira sensiblement cette dépense; mais vous voyez, monsieur le Président, que l'intention hautement exprimée par mon prédécesseur de maintenir en 1849 la garde mobile, a déjà reçu la sanction du pouvoir législatif, fin conservant ce corps, je vous propose d'en améliorer Forganisation, dans le double but d'opérer des économies et de fortifier la disciphne.
La garde mobile ne devant plus recevoir que par exception des .enrôlements nouveaux, j'ai dû examiner s'il y avait lieu cependant de maintenir les cadres actuels ; en d'autres termes, si l'effectif numérique d'environ 13 000 hommes