PROJET DR LOI SUR LES CLUBS
est à jamais attaché à la pensée d'une liberté sage et honnête, Washington, prononça contre ces tentatives de désordre un anathème dont on ne les a pas relevées.
Nous nous inclinons, citoyens Représentants, devant l'autorité de Washington, que confirme, au reste, dans ce pays, une longue et cruelle expérience. Nous croyons que la suppression des clubs est le meilleur moyen d'achever le rétablissement de l'ordre. La liberté, d'ailleurs, n'y perdra rien. Un peuple qui possède le droit de réunion, le droit d'association, la liberté de la tribune, celle de la presse et le suffrage universel, n'a pas besoin, pour développer et faire prévaloir ses opinions et ses sentiments politiques, de se réfugier dans la turbulence des clubs.
Nous avcfhs envisagé avec calme, mais aussi avec une ferme résolution, les difficultés qui naissent des circonstances. En venant vous proposer une loi indispensable, nous croyons faire ce que le pays attendait de nous. Nous pensons aller au-devant d'un vœu qui est aussi le vôtre.
L'anarchie ne peut fonder sur vous, citoyens Représentants, nous n'avons pas besoin de le dire, non-seulement aucune espérance, mais encore aucune illusion.
Vous l'avez fait reculer le 15 mai par la fermeté de votre attitude ; vous l'avez vaincue en juin au prix de votre sang ; il vous reste encore à la désarmer, et c'est ce que nous vous proposons de faire. Par là, vous rassurerez la France, et Je 4'alrae, si nécessaire au travail, pourra renaître dans les esprits.