CIRCULAIRE. — RËPRESSION DES DÉSORDRES
chaque année, dans la dernière quinzaine de décembre, à peine d'ezclosion, an ministère de Tintérieur, bureau des théâtres. Paris, le 12 octobre 1851.
LioN Faucher.
Giroolalre «nx Fréféts sur la répreoalon dee désordres.
(16 octobre.)
Monsieur le Préfet,
Des tentatives de désordre et des attaques contre la force ))ublique ont éclaté dans quelques départements du centre. Le Gouvernement, bien déterminé à comprimer, sur tous les points, Pesprit de sédition et à faire respecter les propriétés et les personnes, a pris sans retard les mesures de précaution et de surveillance que les circonstancesreclamaient.il se montrera jusqu'au bout vigilant et ferme, et il espère que le concours des bons citoyens ne lui manquera pas.
Il tenait à ce que vous en fussiez bien convaincu, afin que si des tentatives coupables venaient à se produire dans le département que vous administrez , elles fussent énergiquement réprimées par tous les moyens que la loi autorise. Rien ne serait plus fâcheux que de laisser sur un seul point le champ libre à Tesprit de révolte : tout au contraire, une répression sévère déconcertant les projets séditieux, fera comprendre aux artisans d'émeute que l'autorité veille , qu'elle est en mesure de maintenir l'empire des lois et que l'on ne peut pas plus espérer de la surprendre que de la vaincre.
Les difficultés qui s'élèvent, au point de vue politique, dans les régions du pouvoir, ne doivent donc point influer sur la marche que vous avez à suivre, ni sur l'attitude que vous
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poufez ETôir à prendre en présence de la révolte. Rien n*est changé aux principes qui servent de bannière à l'ordre social.
Le devoir des bons citoyens, dans de telles circonstances, est de se rallier et de s'entendre. Quant aux fonctionnaires publics, placés à Tavant-garde de la société pour la conduire et pour la défendre , ils doivent l'exemple du patriotisme et du dévouement. L'administration n'a montré à aiicune époque plus de vigueur ni plus de loyauté. L'armée est animée du meilleur esprit. La cause de Tordre que le Gouvernement représente est en progrès. Il n'y a donc aucun motif de perdre confiance ; mais il y a partout nécessité de redoubler de fermeté et de zèle. Aujourd'hui, comme par le passé, le Gouvernement compte sur vous.
Agréez, monsieur le Préfet, l'assurance de nia considération distinguée.
Le ministre de finUrieur, Léon FAtrcHER.
Rapport à M. le Piteident de la République sur la mise ea état de aléo^ dee départements du Cher et de la Nièvre.
(21 octobre.)
Monsieur le Président,
La situation des départements du Cher et de la Nièvre préoccupe vivement l'opinion publique et devait éveiller toute la sollicitude du Gouvernement.
Se us Timpression du mouvement insurrectionnel dont le Cher a été plus particulièrement le théâtre^ on a demandé de toutes parts des mesures qui permissent non-seulement de