‹ Léon GozlanChapitre 15 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Comme quoi le Bousingot épuise les délices de la vie. — Horribles prodigalités. — Affreux désordres. — Letti'es à son père.

Bientôt le Bousingot a trouvé des amis. Quinze jours après son arrivée, il est Parisien comme vous et moi.

134 LÉON GÙZLAX

Il a proscrit la vertu et les bas bleus, et jeté par la fenêtre les manches de toile et les lettres de recommandation. Par les agréments de sa figure et les charmes de son esprit, il captive, lui onzième, le cœur de sa blanchisseuse. Il danse à Idahe et au Tivoli d'hiver. Il prend de la bière sur le boulevard, va aux avant-scènes de l'Ambigu avec sa blanchisseuse, la ramène en omnibus, et épuise à la fois les délices de la vie et l'argent de son père. Alors, il se précipite dans d'horribles déportements ; il met sa montre en gage. L'argent de la montre mangé, il écrit à son père : « Mon père, j'ai oublié vos sages préceptes, j'ai méprisé la vertu, et je n'ai plus le sou. »

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