‹ Léon SayChapitre 19 sur 83 · V- -Lî [ni TOUS feront agir. On · texte numérisé non relu

V- -Lî [ni TOUS feront agir. On

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» po>$il>le el il m*' suflil que ce soit possible ponrcoDsi- » ilérer romnae dt-saslreux le projet en dïsoussioD. » Je dis comme lui: dous n'avoQS «qu'une rhuice de sortir d'emharras pour nos difficultés de cïrculalioD à Finteneur et de paiement à rétranger. c'est d'exporter. Je considère donc comme criminel, tout «de qui peut avoir rommeconséquenceune entrareà l'exportation, et, pensant cela, que puis-je faire si ce n'est ce que je dois faire, c'est-à-dire me d^ager de cet acte malhenreux par mon Tote?

> Le Président m'a parlé a\ec une douceur et je dirai même avec une grèce dont je lui sais un gré inGni. mais il a fait une profonde impression sur moi en me parlant des convenances qu'il hut garder. Oui, je suis en dehors des convenances. Le défaut de convenance, c'est que je sois où je suis. Je n'ai aucune action sur ce qui se passe et j'en at par la force des choses une sorte de responsabilité, et si je veux me dégager je suis hors des convenances.

> Vous pouvez maintenant si aisément mettre, soit Renault, soit Vautrain à ma place. Je n'ai pas fait faillite, et j'ai habitué un conseil difficile à marcher tant bien que mal. Un relais ne serait pas inopportun. On peut faire cela sans bruit : on dirait que je suis fatigué qu'on ne se tromperait pas. Ne me refusez pas, je TOUS en prie. Je suis prêt k tout faire pour ne pas manquer au devoir qu'a tout citoyen de servir son pays. Je suis prêt à tout faire pour vous aider personoellement, parce que j'ai envers vous une con-

:^.V VtS, SES ŒUVRES.

^-.r. r»-?^ ^tiutiif. «t parce que j'ai pour vous UDe r. ■,. -t. >ou* voules permettre ce mot, très pro- ,.,■>. ii.ii> tàthez de trouver que je ne sois pas

. < :rusez, je vuus <?o prie, à la réalité de mon affection •^ ^iKi-r« l'i lie mon dévouement profond. ■

Iviitii ralTairt* se termina par un compromis tout à Liiiitvur lie M. Léon Say.

.. Jo ivsle. hélas ! & la préfecture de la Seine, écrit-il .t>u uiii-le, le 11 février. J'ai demandé une déclarau pm-ise au Journal officiel, par laquelle on me vsiiit mu liberté sur les questions économiques; on icvodé H ma demande et accepté la rédaction que siniii"-Perior et Vautrain avaient acceptée pour moi. V iMtrattra domain k l'Officiel dans les termes que «,'( : ( M. le préfet de la Seine, désirant recouvrer H liltorl*^ dans les questions économiques, a remis iilrt* les mains du ministre de l'intérieur sa démistt<in, qui n'a pas été acceptée. En conséquence |. Li\u» Say consene ses fonctions. » Je n'ai donc I» d'autre espoir d'aller vous voir que si je puis >ndiH« un congé après mon budget. »

It't espoir devait être déçu. La préparation du budget I8T3 fut plus laborieuse que ne le pensait M. Léon i', et il dut l'interrompre pour aller à Londres, nercier officiellement le gouvernement de la reine le peuple anglais des secours qu'ils avaient envoyés jr le ravitaillement de Paris. A Londres, M. Léon

Say fut reçu avec des égards particuliers qui le touchèrent vivement; mais les fêtes elles banquets qu'on lui offrit ne prirent qu'une partie de son temps. Ses matinées étaient employées à ta visite des grands services municipaux, et à leur comparaison avec ceux de Paris.

De retour en France, il se consacra entièrement <t l'étude des questions administratives. Au cours de ses nombreux voyages à l'étranger, il avait été très frappé de la supériorité des grandes cités européennes au point de vue des transports en commun. Sous ce rapport, l'infériorité de Paris était manifeste. Croirait-on qu'en iSlO, il n'y existait qu'un tronçon de ligne de tramway allant de la place de la Concorde à Boulogne, alors que, depuis de longues années déjà, les tramways étaient d'un usage commun à Londres, à Bruxelles, à Milan, à Barcelone, à New-York et à Valparaisoî (Juant au chemin de fer intérieur qui fonctionnait à Londres depuis trente années, il n'était représenté à Paris que par la ligne de ceinture, d'ailleurs incomplète. Créer un réseau de tramways desservant les quartiers trop encombrés du centre, et les mettant en communication avec les quartiers presque déserts de la périphérie; construire un chemin de fer souterrain qui dégagerait la circulation trop intense sur certains points, et qui permettrait à la population entassée dans les quartiers du centre de déverser son troppleinsur la banlieue, oîi elle trouverait des logements

LÊOn SAY, SA VIE, SES Œl'VRBS.

spacieux et plus sains, tel était le programme à dlisation duquel M. Léon Say se flattait d'attacher nom.

i\% il connaissait trop bien Tesprit routinier des éventants de la ville de Paris, pour aborder de t l'étude de ce vaste programme. Il savait que, Icmandait trop de choses à la fois, il se heurterait insurmontables difficultés. Un de ses premiers i, dès qu'il fut un peu affranchi des lourdes préocitioDS financières du début, fut de proposer au ieil municipal l'ouverture d'un crédit destiné à ^ face aux frais d'études d'un réseau de voies fer-

i]esser\'ant Paris et ta banlieue. Pour commencer, : contentait de la création de quelques lignes de iway : encore avaït-il soin de prévenir le conseil 1 ne s'agissait que d'un essai, et que l'expérience derait s'il y avait lieu d'étendre le système de la lion sur voies ferrées à l'ensemble de Paris.

On devrait, écrivait-il dans son rapport du lovembre 1871, se borner d'abord à la ligne des s, à la ligne circulaire suivant les anciens boule- Is extérieurs, et à des lignes prolongeant les tracés seraient exécutés en dehors de Paris. Il est sage tendre que Texpérience ait prononcé sur les linges et les inconvénients des tramways, sous le lort du bon élat de la voie publique et de la gène «rtée & la circulation, et que le public se soit habitué circulation des grands véhicules qu'ils supportent, it de les introduire dans les petites rues et sur les

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grandes arlères de circalaliofi dans rintèrieur de Paria*. .

Il était impossible, on l'avoueia, de pousser plus loÏD la cîrronspectton, el de ménager davantage les susceptibilités de la population parisienne. Cétait néanmoins encore trop, le Ut le prouve. La majora du conseil se montra résolument bostile à l'installation des tramways dans Paris. U fallut engager une Térilable bataille et lui arracher une à une, tronçon par tron^n, au prix d'interminables discussions, quelques rares li^ies de tramways à travers les quartiers excentriques.

Quand on relit ces discussions, quand on retrouve les arguments mis en avant contre riostallation des tramways, on reste confondu de tant d*ignorance et d'entêtement chez des gens qui se disaient pn^ressistes et m£me révolutionnaires. L'opposition allait jusqu'à soutenir et à démontrer à sa manière que l'exécutioD d'une ligne de tramways était < impossible * â Paris, que la circulation en serait toujours interrompue et que ■ jamais le public n'accepterait ce mode de locomotion >. H. Léon Say tint bon. Sans se laisser abattre par les ajournements successifs de ses propositions, il eut assez de puissance sur lui-même pour les reprendre dix fois, el discuter, sans irritation visible, les objections pitoyables, que la routine et

1. Comme leçon de choses, U. Léon Sa; STait Tait venir de Bniielles uoe loilure de Inmwaf qui Tul regardée alors par la Parisiens comme un« curiosiU.

tVt LÉON SAY, SA VIE, SES ŒL'VIES. l'intérêt électoral lui opposaient avec une inSitÊsUe ioMstance. Après plusieurs mois d'une lotte |»ed à pied, il finit par arracher au conseil la concession de quel'fues-unes des lignes tes plus indispensables.

Ce premier point une fois acquis, au prix d'eflorfs réellement épuisants, M. Léon Say aborda la question du Métropolitain. Sur ce point encore la plos extrême prudence s'imposait. Aussi se serait-il coolenté ■ de deux grandes lignes souterraines tracées niivant les diamètres de la circonférence de Paris, l'une pouvant partir du chemin de fer de ceinture près du bois de Boulogne, empruntant les laiges voies <]oi rejoignent les boulevards extérieurs, qu'elle suirrait ensuite jusqu'à la Bastille, pour se relier cnGn stut à la ligne de Vincennes, soit à celle de Lyon près du chemin de fer de ceinture; l'autre, descendant également du chemin de ceinture en souterrain, entre les lignes de l'Est et du Nord, pour suivre ensuite les boulevards de Strasbourg et de Sébastopol, avec possibilité de la prolonger ultérieurement sur la rive gauche, jusqu'au cbemin de ceinture dans Monlrouge, par un tunnel sous la Seine. » Saisi de la question le 8 mai 1812, le Conseil refusa de se prononcer; il n'osa même pas aborder ta discussion des articles, tant l'idée de doter Paris d'un organisme en usage ilans tout le monde civilisé, lui paraissait impraticable st chimérique! L'afTaire fut indédniment ajournée. Elle ne devait recevoir un commencement d'exécution que vingt-sept ans plus tard. Dans quelques mois, oo

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