Chambre des députés, 27 octobre
LÉON SÂY, SA VIE, SES ŒUVRES. 40i
«c Ce budget est purement et simplement celui qui s'équilibre au moyen de l'impôt, qui emploie le plus justement possible les sommes mises à sa disposition dans rintérét de TÉtat, c'estrà-dire dans Tintérét de tout le monde, et demande au pays d'avoir courageusement la main à la poche pour fournir aux dépenses les ressources nécessaires.... Le budget républicain n'est incompatible avec aucune réforme ; il peut, tout comme les autres, être un budget de progrès; il est seulement un budget de progrès déterminés. Les réformes que nous voulons faire, ce sont des réformes précises, mais ce ne sont pas toutes les réformes ^ »
Nous ne pouvons ici prétendre reproduire tous les conseils de sagesse financière que M. Léon Say prodiguait à ce propos. Sans trêve, il mettait le Parler ment en garde contre l'augmentation des dépenses injustifiées, contre le développement exagéré des attributions de l'État, contre le trop grand nombre des fonctionnaires, l'abus des retraites prématurées et l'assaut des emplois publics. Nous devons nous borner à ce court résumé de ses principales idées sur le budget.
Suivons-le maintenant dans la question non moins difficile des impôts.
Il se consacra, notamment, au problème de l'impôt foncier, et les combinaisons que son expérience lui suggéra pour le résoudre méritent d'être exposées