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Devenu cardinal, Mgr Pecci s'ingéniait à trouver les occ sions de répondre i ce rœn de l'archevêque de Mali» Un joor, son ami l'évéque de Liège se disposai! i aocomoer les pèlerins liégeois chez Pie IX. Il vil entrer chez loi le cardinal Pecci :
— N'est-ce pas aujourd'hui, dit le survenant, qu< compatriotes doivent être reças par Sa Sainteté?
— Certainement, répliqua Mgr de Montpellier, et ils attendent avec impatience le momenf solennel.
— Eh bien, reprit le cardinal en souriant» je vous accompagnerai, car je ne peux pas oublier que, moi aussi, je suis Belge 1 I
Devenu Pape, dans une circonstance solennelle dont nous allons parler. Léon XIII écrira au Supérieur du collège belge (\f Rome :
« Nous avons pu jadis voir de près les prêtres belges: ni le temps ni le lieu ne nous ont manqué pour admirer leur discipline, leur zèle, leur charité. »
Le collège belge, dont il vient d'être parlé, fait remonter sa fondation à l'époque de la nonciature de Mgr Pecci à Bruxelles. Il en avait appuyé la proposition aux évéques réunis, en 1 S i i , sous la présidence de l'archevêque de Malines. Elle fut acclamée d'enthousiasme. Il ne convenait pas, en effet, que la Belgique, seule ou à peu près entre toutes les nations catholiques, n'eût pas, au centre de la chrétienté, son institut national.
Le Pape sanctionna ce vœu, et le collège belge s'ouvrit bientôt, à Rome, sur le Quirinal, dans un endroit salubre, où, comme nous l'avons déjà dit, Mgr Pecci, devenu évèque de Pérouse, aimait à prendre gîte, quand il venait à Rome pour les affaires de son diocèse.
• li M. de Coadé, à qui nous empruntons à notre tour cette charmante anecdote, ajoute, avec un accent d'enthousiasme patriotique bien justitié : ■ Que de délicatesse! Que de cœur «iaiis ces paroles! et quel amour ne devons-n<us pas porter à Léon XIII en mge de celui qu'il a pour nous! »
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Devenu Pape, il m pin' ' :"i « •• «•«•il'.''' un»! •!< il
suffisante pour élever sept boui iei rappelant, dans son Voitro proprio, que cel io litul ■ depuis quarante ans «'t plus a produit ded fi uits admirable
eus de l'avenir puisqu'il en e I 01 li en i and nombre de sujets riches de science el de vertus, profond» ment vi : dans les études sacrées, dont l'activité l'exerce utilement
ité, «'ii aidant li |ues dans leura labeui
remplissant les fonctions sacerdotales.
M;ns. c'est en Belgique surtout que Mgr Pecci déployait sollicitude pour l'avancemenl des lettres el d , au
profil de la jeunesse des écoles.
Le jeudi 27 juillet 1843 est demeuré, à ce point de rue, une date inoubliable dans les annales de l'Université de Louvain, Tout l'épiscopal belge, présidé par le cardinal Sterckx, se trouvait présent à la séance, à laquelle assistait aussi Mgr de Forbin-Janson , pour lors de retour de sa mission apostolique au Canada et aux États-Unis.
Les étudiants, réunis dans la grande salle de la bibliothèque, venaient de complimenter Son Excellence, au nom des Facultés de droit, de théologie et de médecine. Le Nonce se leva, et, prenant la parole en accents émus, il complimenta la noble institution, qui doit son existence à l'épiscopat et au c! belge.
« Oui, s'écria-t-il, les traditions de l'ancienne Univers de Louvain sont encore vivantes, et c'est à vous, M< les perpétuer par votre travail. Vous montrez déjà comment vous savez continuer l'œuvre des siècles passés: l'Église et la Révolution savent désormais ce qu'elles peuvent attendre de vous. Poursuivez toujours cette voie, et soyez sûrs que votre culture produira des fruits abondants. »
Ici la voix de l'ami de la jeunesse s'attendrit :
« Quant à moi, dit-il, je ne puis que me sentir ému en présence de cette noble et chère jeunesse, qui se montre si
LÉON Mil
bien inspirée de l'amour de la fraie e 61 do dévouement
à l'Église. Comment douter qu'elle ne doife être un jour le bonheur el l;i gloire de la Belgique
En voilà assez pour expliquer les regrets très vifs qui accompagnèrent le retour du Nonce dans sa patrie.
On s'étonna d'abord de le voir interrompre la carrière diplomatique, qui le conduisait, selon la tradition, au cardinalat, après avoir passé par une nonciature de première classe. Il est vrai que Grégoire XVI avait eu l'attention de pourvoir à cette infraction aux usages (1), m;us, l'incertitude n'en restait pas moins réelle.
Un autre, inquiet et préoccupé non sans motifs, se fut li de rentrer à Rome, pour soigner ses intérêts personnels. Le caractère généreux et digne du Nonce remplacé ne songea pas un seul instant à ces précautions de la sagesse humaine.
Nous le voyons, aussitôt son départ eiïectué, se diriger sur l'Angleterre, où il séjourna longuement, curieux d'étudier sur place cet admirable mouvement des esprits qui allait aboutir au rétablissement de la hiérarchie catholique au sein même de la forteresse réputée imprenable de l'anglicanisme gouvernemental. Les Wiseman, les Newmann, les autres grands promoteurs de ce retour providentiel, étaient, à ce moment, dans leur plein d'apostolat et de zèle pour la découverte et la propagation de la vérité reconquise. Mgr Pecci observa beaucoup
(1) Nous lisons, en effet, dans une lettre de Mgr Fornari, citée par >LTr de T- < J'ai reçu hier soir votre bonne lettre du 5, par laquelle vous me faites part de promotion à l'évècbé de Pérouse. L'assurance qui vous est donnée que cette translation sera considère comme le passage à une nouciature de première classe, permet de l'appeler réellement une promotion. Et elle »st certes très honorable pour vous, parce qu'elle est due aux instances d'une population estimable, aux vœux de laquelle le Saint-Père n'a pas voulu se refuser, tout en ne voulant pas non plus que la chose nuisit à votre carrière. 0 ''.. t I. p. 1-27.'
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••M fécondant ce bon train, fera épanouir an brillante m
et en fruits abondants poui i I d'An letei ro el d'il lande.
DrAngletei re , l'ancien Nonce ihM à Pai i Là, un ami l'attendait, dans la personne de son ancii d «-i toujoui r< maître, Mgr Pornari. Le Nonce de Paris le présenta i la ou le roi se complut i converser avec l'ami de de Bruxelles el la reine Marie Amélie :\^^' le illei de Bile de Belgique.
Les partis s'agitaient beaucoup i ce moment en Frai luttes pour la conquête de la liberté de I Dément
battaient leur plein, dans les premiers mois de l'année 1846. M r Pecci observa le caractère français, pour lequel il s'éprit d'une vive admiration, sans manquer d'en discerner les défi L'Encyclique Nobilissima Gallorum G ra un jour la n tante de ces premières études, approfondies dans la solitude où Dion aime à préparer les forts.
Au mois de mai 1846, il en prenait le chemin, et, auparavant, se rendait à Home, pour remettre au pape Grégoire l\ \ la lettre si flatteuse et la pressante recommandation du roi, auprès duquel il venait d'être accrédité.
Mais, quand il arriva à Rome, Grégoire XVI se mourait, et c'est à son successeur que la lettre sera remise.
Que serait-il advenu, si elle eût pu arriver aux mains de son premier destinataire? On a dit que le pape Grégoire aurait retenu l'Évêque nommé de Pérouse à Home et eût utilisé, en curie romaine, ses services appréciés. Ceci est le secret de Dieu. Ce que nous savons bien, c'est que Mgr Pecci, en se rendant à Pérouse, trouvait sa véritable voie et se [«réparait aux sublimes destinées que lui réservait la Providen