ÉGLISE SAINT- F R A N Ç OIS, A ASSISE
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vouloir bien continuer la lc< on. M li il quitta la i ii i h % 1 1 1 ti i .1 reprendre ma place, non jeunes admirateur ft i ecueillir beaucoup de fi ail de (•Milles littéraire . Pi ul qu'il m - h
«•lui il nu reproche tacite m i imable pour le
tatre trait, non moins significatif :
« C esl in m séminaire de Pi lôtui ei
distribution des prix par une séance académique, poétiqu musicale, chose dont l'Évéque se préoccupai! toujour beau coup. Le sujet, choisi par le professeur de I
ivoir -"ii approbation. Il aimait que ce sujet fût pria dans
attenances plus ou moins directes de la religion, de la patrie et de la littérature chrétienne, et -m tout qu'il touchât ;i un point d'actualité. Une fois les compositions ache?ées, il voulait les lin4 lui-même et assister aui ei - de déclamalion préparatoire» se donnant parfois aussi la peine dedrai les jeunes gens à bien lire leur œuvre. \
» Un de mes élèves, qui n'avait pu remporter aucum ronue à la distribution, venait d'être fort applaudi, poui ail poésie de sa composition qu'il avait fort bien débitée. Tout coup, il sentit la main de l'Évéque s'appliquer sur sa poitrin pour y attacher une belle médaille d'honneur, comme un général décore un brave sur le champ de bataille. C'était la juste récompense d'une belle composition et une délicate corn* pensation pour la fortune adverse qui l'avait privé de toute* mention au palmarès. On devine les bravos et les applaudissements, prodigués tant au jeune écolier qu'à l'aimable Évêque. On peut aussi juger de l'entrain et de l'émulation q: de pareils traits faisaient naître parmi nous : quiconque connaît les choses de l'éducation peut s'en faire une idée. »
Le même biographe, si bien placé pour nous parler de cette période de la vie de son héros, aborde ensuite un autre terrain.
Il»') l.l . III
<( A douze kilomètres i l'ouest de Pérouse, dit-il, doo loin du lac de Trasimène, sur le sommet d'une colline toute couverte d'oliviers, s'élève Corciano, mon pays Datai, château historique do Moyen Age, tout proche de la maison de cami ae «lu séminaire. Plus bas el .;i un kilomètre au plus, sur une petite éminence qui se dresse au milieu d'un agréable vallon se dresse une vieille construction, Qanquée de quatre tours. C'est la villa des évéques de Pérouse, désignée de temps immémorial sous le nom de la Pietx del \ sauvée «le
la confiscation italienne parles démarches et les soins du cardinal Pecci, ainsi que le rappelle une belle inscription commémorative placée dans le grand salon du château.
» C'est là que, surtout dans les derniers temps de son épiscopat, il venait séjourner, dons le même temps que séminaristes se reposaient dans leur villégiature voisine de Corciano. A l'instar des grands cardinaux du temps jadis, il admettait souvent à sa table hospitalière tantôt l'une, tantôt l'autre ^'< diverses classes, et l'entretien, à la portée de ! des convive.-, roulait agréablement sur (\r< matière- instruc- ; s. Pour les élevés de rhétorique, c'était une charmante h de belles-lettres. Le maître de la maison y racontait, dans son langage châtié, les épisodes de sa vie, ses voya en Belgique, en France, en Allemagne, en Angleterre, aux jeunes gens suspendus à ses lèvres.
» Je ne crois pas me tromper, en ajoutant que c'est à ces douces solennités qu'il a fait allusion dans les derniers vers de son autobiographie là, où il parle des témoignages de filial amour qu'il a reçus de ses diocésains :
pia turba, l)eo pubes devota , sacerdos Officiis certant demeruisse suis 1 . »
Le professeur Brunelli le fait observer avec grande raison :
ih La foule pieuse, la race consacrée à Dieu, le prêtre luttent à Tenvi pour bien mér.ter de toi par lenri services.
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« On i étonnai! parfoii de roir an é?< tjue . haï . •• te «ht»' >mme celai de Pérou I itoi te temp cupei de si près de discipline el de litlératui ténacité el la suite d an supérieur ou d'an p ei étu
Mais il l'.nit savoir que le cardinal Pecci appelai! a?ec l> coup de sens Bon séminaire i la papille d comme
étant le centre d'où il pourrait tirei le meilleur concooi pour ouvernemenl de son di ; était d oré,
de collaborateurs tels que Mgr Laurenzi, depuis cardinal» et le chanoine Foschi, aujourd'hui notre archevêque, e! pouvait, après les premières années de son épiscopat, s reposeï sm eux et dire avec Le Dante :
jtra tlfl ciel fu inuin ,
fa eh' : :ni 1 .
Se reposer »l<i> affaires courantes, mais non point de la direction générale du diocès
» Notons Ici, à ce propos, une qualité particulière du cardinal Pecci encore aujourd'hui clé et secret de - tnds succès comme pape el comme souverain. Profond connaisseur dos hommes et dos choses, il a toujours apporté beaucoup de soin au choix dos personnes auxquelles il avait à confier les divers offices. 11 a su garder à ses côtés d'excellents conseillers et distribuer à chacun, selon leur nature, la charge, la place, la dignité qui convenaient le mieux à leur tempérament et à leur attrait. »
Avant de quitter ce sujet, n'omettons pas de mentionner le zèle avec lequel le sage Évoque de Pérouse, à un moment où cette initiative courageuse pouvait passer pour une nouveauté, remit en honneur la philosophie chrétienne, personnifiée en saint Thomas d'Aquin. M. O'Reilly l'a fort bien remarqué.
« La Compagnie de Jésus, dit-il, qui a donné à Joachim Pecci
(1) Les mains furent si bien unies, de par la volonté du Ciel, que ce me fut un s que je devais me reposer.
premièn - leçons de philosophie et de ihéolo .ut en
héritage de son fondateur saint I le vénération
pour l'An e de l'École. \. Jésuites, d'après leurs constitulions, doivenl faire des oui de saint Thomas la base de
leur enseignement, et les chefs-d'oeuvre de leurs plus grands philosophes et théologie magnifiques commentaires
dont l'Ange 4e l'Ecole a fourni le texte principal.
M i Pecci, formé par des maîtres si habiles, avait i'ex] rience de ce! enseignement aussi sûr que supérieur. II s'était déjà convaincu, depuis son arrivée à Pérouse, que l'erreur, dont le virus pestilentiel s'était gl ins l'ei ment chez
plusieurs nations modernes, avait pénétré, du sein des Universités, dans la jurisprudence, le droit public, la constitutionet l'administration des États. Cet empoisonnement des sources mêmes de la vie intellectuelle et politique avait produit, avec le bouleversement des idées, le bouleversement des sociétés elles-mêmes.
» Il fallait purifier ces sources et ouvrir les fontaines de la divine auxquelles s'étaient abreuvés nos pères : nu n'avait pas de moyen plus efiicace pour trouver un antidote puissant et infaillible contre le poison de l'erreur et renouveler la vie intellectuelle.
» Mgr Pecci conçut, on L858, le dessein d'établir, dans la capitale de TOmbrie, une académie de saint Thomas d'Aquin, dans le but de « promouvoir l'étude et l'intelligence des doctrines catholiques, tant en philosophie qu'en théolo d'après la méthode de saint Thomas. » Les dissertations, lues dans les assemblées mensuelles, doivent avoir pour matière une « question » ou un « article » de la somme théologique. Dans la première, « on expose et on développe la doctrine du saint docteur; dans la seconde, on met en relief la solidité de cette doctrine et on réfute toutes les objections principales : dans la troisième, on applique cette doctrine aux systèmes et aux erreurs modernes. »
CHAPITI
I D 187 I , l'Ai adémie de Sainl Tliuina> rl;ni lui
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treizième siècle, pour ôminenl qu'il suit, [.ni-.- mt\h pierre de touche à la science moderne, on que la méthode alors suivie dans les écoles puisse nous être utile dans N"> patientes recherches et dos laborieuses ini
EU cependant, dous pouvons l'affirmer sans hésitation a llgr Pecci, jamais méthode doctrinale el scientifique ne fut aussi admirable, aussi infaillible, soi! pour confronter la «ri rvec l'erreur, soil pour avancer sûrement dans l'acquisition de . d'une part, la raison humaine éclairée par la foi divine voit les horizons intellectuels s'élargir devant i l'un autre côté, elle ne s'égare jamais et s'élève toujours tant qu'elle ne s are pas de leste compagne.
Le sixième centenaire de saint Thomas d'Aquin arrivai! 1874. A cette occasion, l'Académie de Pérouse recul une nouvelle impulsion. Alors parut le premier volume de actes. Cette publication fut accueillie avec grande faveur. cet accueil encouragea les académiciens dans leurs louables travaux. D'autres volumes ont paru depuis. Tous attestent la haute culture que L'Evêque de Pérouse avait mise en honneur par son exemple et sa libéralité.
C'est ainsi que Mgr Pecci élevait dans le clergé le niveau études littéraires et scientifiques. Il voulait que le prêtre pût figurer en première ligne parmi les savants, ou que, du moins, il ne se trouvât pas au dessous de sa noble mission d'enseigner les peuples confiés à ses soins.
II avait encore plus à cœur que ces âmes privilégiées fussent surtout supérieures en sainteté aux fidèles qu'ils avaient à guider dans la pratique des vertus évangéliques. Plus que
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jamais l'Italie, travaillée par les passions révolutionnaires »'t impies, avait besoin de trouver, dans la milici >tale,
des ezemplesde science, de pureté et de dévouement.
Le manuscrit sur lequel a travaillé Mgr O'Reilly, renferme ;i cet égard de très édifiants souvenirs.
Mgr Pecci, dil l'auteur de ces notes, savait combien c'est chose délicate et difficile d'imprimer une bonne direction aui jeunes âmes, à celles surtout qui aspirent au service «lu sanctuaire. Pour y réussir, il avait soin de leur donner, dès leur première année, un fonds solide de piété. Il les voulait humbles et recueillies. Il exigeait qu'on observât strictement la règle, tant au petit qu'au grand séminaire. C'est ce qui l'amenait à vi>iter si souvent les corridors, les salles de récréation et la chapelle.
Il demandait un compte journalier aux ecclésiastiques zélés et exemplaires qu'il avait préposés à la direction de cet établissement. Il aimait aussi à recevoir souvent les séminaristes, leur témoignait une grande affection, gagnait leur confiance et leur prodiguait les bons conseils et les encouragements.
D'un autre côté, il savait bien mêler à cette bonté une juste sévérité quand on se montrait peu docile et indiscipliné. Hais il ne se permettait jamais envers les coupables ni paroles dures ni reproches blessants. Il se réservait les cas les plus graves d'indiscipline et de mauvaise conduite.
C'était son habitude d'aller deux ou trois fois par semaine à une chambre qu'il appelait sienne; et là, durant les heures d'étude, il se faisait envoyer ceux de ses séminaristes qui lui étaient signalés par le Recteur.... Se trouvant seul avec le coupable, il lui mettait sous les yeux, avec des paroles sévères mais pleines de paternelle tendresse, la gravité sérieuse des fautes qu'on lui reprochait et l'absolue nécessité de se corriger sans délai. Il lui donnait alors une feuille écrite de sa propre main, sur laquelle se trouvaient notés les défauts qu'il fallait combattre et les vertus opposées qu'il fallait pratiquer pour