tactique perfide de adail i d ir l'épi
el le clergé italien du dévouement qu'il avait voué au ricaii de Jésus-Christ, alors si cruellemenl menacé par les entn prises de la révolution Imminente. \.< cardinal Pecci avail démêlé cette tactique. Il lui opposa une déclaration collectivi . où Pie IV ému, lui ces magnifiques protestations d'une inaltérable fidélité.
« Très Saini Père. Dans la tempête ai furieuse el si prolongée qui agite en ce moment l'Église et qui remplit d'angois le noble cœur de Voir.' Sainteté, dous, qui partageons votre > tllicitude et vos peines, nous avons déploré et dous déplorons encore les efforts que l'on fait sans relâche pour amener la ruine de vos peuples, pour les arracher à votre paternel gouvernement, et pour les séparer de plus en plus du centre «Je l'unité catholique.
» Pour atteindre ce but, on a essayé de tous les moyens séduction.
» Après avoir aidé ou favorisé ouvertement l'irréligion et le libertinage, en répandant à profusion les livres pestilentiels, les doctrines erronées et les enseignements hétérodoxes, on emploie, en ce moment, auprès du clergé, les arguments les plus captieux pour le détacher de ses devoirs et de l'obéissance due aux évéques, afin de s'en servir plus tard comme d'un instrument utile à de coupables desseins.
» Et comme tous ces efforts ont trouvé, dans le zèle ferme et souverain de l'épiscopat, une barrière insurmontable, voilà que l'on dirige contre ses membres de nouvelles attaques ; on oublie comment de semblables procédés ont échoue près de
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nos vénérés confrères, dans les provinces conquises de l'Italie, diffamations, les insultes, les menaces, la confiscation des biens, l'emprisonnement, l'exil, n'ayant eu aucune force pour les vaincre, on a eu recours à la plume déloyale de mauvais prêtres pour plaider la cause de la Révolution. Puis, voyant le peu de cas que l'on faisait des déclamations de ces prévaricateurs, déclamations qui ><i perdaient dans les airs comme sons d'une cloche, on a cru bon d'obtenir qu'un acte ministériel fût adressé aux êvéques, afin d'ébranler leur fidélité.
» Cette lettre cherche à nous détacher de vous et de la cause du Pontificat suprême. Renouvelant de vieilles accusations, elle essaie de nous arracher une sorte d'approbation de l'ordre existant, une adhésion aux faits accomplis contre les lois inviolables de la justice et de la religion, et contre les droits du Saint Siège apostolique.... »
Suivent de longs détails sur la manœuvre qu'ils démasquent et aussitôt les signataires de s'écrier :
« Nous avons suivi l'impulsion de notre affection filiale, en ('levant vers vous nos yeux et notre voix dans cette nouvelle calamité; nous avons voulu de nouveau donner une solennelle et parfaite adhésion à vos enseignements et à la glorieuse résistance que vous n'avez cessé de faire pour le triomphe de la religion, de la justice et des droits sacrés du Siège apostolique, au moment où vous êtes attristé et contrarié de tant cVe manières par d'indignes fils.... »
En terminant, l'adresse revendique, pour ses signataires, le droit de répéter avec les Apôtres :
« Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes! »
Le cardinal Pecci ne devait pas tarder à éprouver la haine des sectaires démasqués de façon si vengeresse.
Trois ecclésiastiques dévoyés s'étaient ouvertement déclarés contre lui et contre le Pape, et ils avaient signé l'odieux factum de Passaglie contre le pouvoir temporel. L'Évéque de Pérouse
CHAPITRA i !• i ii
,int les priver du droil de célébrer la tainte dq |u qu' qu'ils 'ii en! fail amende honorable deh'in «mu-'. L»*s rn;ii heureux en appelèrent de la sentence «pi l'opnii* ;m Ih-.-i- -•••ulier de l'envahisseur, Le ju e manda l< I linal •< b bai n . mais le Cardinal refusa de comparaîtrai et, quand le ju fut décidé avenir entendre sa déposition an palais épiscopal, Monseigneur déclara noblement qu il i n'entendait en aucune façon, par ses réponse eptei la jui idiction du tribunal laïque, mais que, tout au contraire, il se croyait obligé, en
conscience, de formuler, i cet! icasion , les protestations
les plus formelles comme évéque et comme cardinal, i Le procès d'ailleurs tourna à la gloire de l'Evéque el à la conftu des révolt
Tel se montra, au milieu des troubles suscités autour de lui par l'invasion piémontaise, le et courageux Évéque
de Pérouse.
Loin il»1 faire la moindre concession aux principes de l'envahisseur, il écrit au roi ses protestations d'évôque el de membre du Sacré-Collège, et, répondant à ceux «pu voulaient concilier à outrance, il ne craindra pas de l'écrire.
u Une bonté négative, faible, renfermée en elle-même et désireuse de conciliations impossibles, n'est plus de mise de nos jouis, où les adversaires entrent en lice pour nous dérober tout ce qae nous possédons, se sentant fortifiés par notre faiblesse et sont disposés à fouler aux pieds, non seulement nos droits de catholiques, mais les principes mêmes d'indépendance et de liberté qu'ils préconisent avec tant de fracas. Il ne s'agit pas ici de jactances ou de provocations, mais de cette calme et civile manifestation du sentiment chrétien qui est un devoir envers Jésus-Christ,, lequel confessera devant son Père céleste ceux qui l'auront confessé devant les hommes, »
Il écrivait cela en 1876. Pie IX en fut ravi, et nous allons voir comment il en témoigna sa satisfaction à l'éloquent Cardinal.
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\ii|>;ir;i\;iii(, faisons dd€ constatation, qui n'a pas échappé .ni\ esprits les plos réfléchis el aux grands politiques de Dolre temps. C'est M. Leroj Beaulieu, qui en ;i formulé la remarque, parlant du cardinal détenu P
« Le Pontife romain n'a guère fait qu'exécuter ce qu'ai :iu\ montagnes d'Ombrie l'arch >TÔque-é\vque de Pérou Mais, au retour de ce qui se roil d'habitude, l'action du Pontife a été [>iu> hardie et a porté plus lois que les songes de sa jeu-
*e mi les méditations de sa maturité. Au lieu d'affaiblii vue et de diminuer son énergie , les années ont élargi horizon et agrandi le champ de son action. A mesure qu'il devenait plus vieux , il a osé davanta. os jamais, pour
i, se départir de la prudence de son âge, restant
sure jusqu'en son apparente témérité. C'est que ses ami., ont été le fruit de son expérience (1 1. »
Il ne servirait de rien de le dissimuler. Mgr de T'Sercl d'ailleurs Ta formellement exprimé. « L'activité, dit-il (2), de l'archevêque de Pérouse comme cardinal de la sainte Kglise romaine eut été beaucoup plus féconde, si certaines influée ne s'étaient attachées à écarter, autant «pie possible, le cardinal Pecci de la cour de Rome. Une des faiblesses du célèbre cardinal Antonelli, dont la ligure, quelque peu mystérieuse et fort discutée, appartient maintenant à l'histoire, était de redouter à L'excès toute influence qui eût pu contrebalancer la sienne. L'Archevêque de Pérouse eut à souffrir de cette disposition ombrageuse du premier ministre. Ce n'est qu'après la mort de ce dernier que Pie IX rendit pleine justice au
in 1 i nov Bkaulieu, Léon XIII devant ses contcmporai/i", p. 279. Oj>. cit., t. I. p.iG7.