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lion des communautés rell primé
sentiments dans une lettre adi i Notre chi i Bl le e ird
de la Sainte I Romaine, archevêque de Pai i . De plus
.mi mois il.- juin dernier, éci ivanl an Président de la République, Nous avons déploré tontes les antres entrepi Balut «les ftmes et lésant les droits de l'É li e, Mou
.• autant par la sainteté <'i la grandeur des obligatioi Notre charge apostolique» que par Notre ardenl de con-
server m France saint <•! inviolable l'antique li de la
religion. Dans cette pensée, ••( avec la môme con . Nous sommes résolu à défendre toujours i l'avenir les intéi êtt c itholiques eu France. Dans l'accomplissement de ce devoir qu jusiii-t^ Nous impose, Vous avez toujours été, Vénérables I
courageux coopérateurs. Car, réduits ;'i déplorer le sort des religieux, Vous avez fait du moins ce qui était «mi Votre pouvoir; Vous n'avez pas abandonné à leur épreuve, -;m>l«'> défendre, ces hommes qui avaient aussi bien mérité de l'Etat et de l'Église. Et maintenant, autant que les lois le permettent, Vos [dus grandes sollicitudes et toutes Vos pensées se portent à procurer à la jeunesse une bonne éducation ; et quant aux projets formés par plusieurs contre l'Église, Vous n'avez pas omis de montrer combien ils sont pernicieux à l'État lui-même. Aussi, personne ne pourra-t-il Vous accuser d'être inspirés par des considérations humaines, ou d'être hostiles au gouvernement établi. Quand il s'agit, en effet, de l'honneur de Dieu, quand le salut des âmes est en péril, c'est Votre devoir de prendre en main la protection et la défense de toutes ces causes.
» Continuez donc à remplir avec prudence et fermeté les devoir de Tépiscopat, à enseigner les préceptes de la doctrine céleste et à indiquer à Votre peuple, en ces temps si troublés, la voie qu'il doit suivre. Il est nécessaire que Vous ayez tous les mêmes vues et les mêmes desseins; et là où l'intérêt est commun, unanime aussi doit être la manière d'agir. Veillez à
ce qu'il y ait partout des écoles où les enfants soient arec le plus grand soin instruits des rentes saintes et t\i'< dei en?ers Dieu, où ils apprennent à connaître parfaitement PI ;i écouter ses enseignements persuader qu'il faut
prêt à souffrir pour sa cause. Ils sont nombreui en IV. les hommes éminents qui ont donné le grand exemple d'affronter tous les dangers et même d'exposer leur rie pour la foi chrétienne. En ces temps de boulerersement que N avons rappelés, on vit des hommes d'une foi invincible qui, par leurs rertus et nu prix de leur sang soutinrent l'honi de leur nation. Or, de nos jours aussi, Nous voyons en Fra la vertu demeurer ferme, avec l'aide de Dieu, au milieu de mille embûches et de mille périls. Le clergé s'applique1 à tous ses devoirs et avec cette charité qui est l'apanage du sacerdoce, il se montre toujours empressé et toujours ingénieux i dévouer au service du prochain. Les fidèles en grand nombre professent la foi catholique ouvertement et avec courage; ils témoignent souvent et de toutes manières, en rivalisant de zèle, leur attachement au Saint Siège; au prix de grands sacrifices et de grands efforts, ils pourvoient à l'éducation de la jeunesse, et c'est avec une admirable générosité qu'ils viennent au secours de toutes les nécessités publiques. » Or, tous ces biens, qui sont d'un heureux présage pour la France, il importe, non seulement de les conserver, mais de les accroître encore à l'aide d'une commune émulation et d'une persévérante activité. Avant tout, il faut pourvoir à ce que le clergé s'enrichisse de plus en plus d'hommes capables. Que l'autorité des évéques soit sacrée pour les prêtres et qu'ils sachent bien que le ministère sacerdotal, s'il n'est exercé sous la direction des évéques, ne sera ni saint, ni pleinement utile, ni honoré. Il faut ensuite que les laïques d'élite qui aiment l'Église, Notre Mère commune, et qui, par leurs paroles et leurs écrits, peuvent utilement soutenir les droits de la religion catholique, multiplient leurs travaux pour sa défense.
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\ii . pour obtenir ce n ail il , il faal de toute l'accord des volontés el la conformité • i . • ■ lion. No ennemi effel, ne dôsirenl ri«Mi tant que i iil
liques; t ceux ci de bien comprendre combien il leur import
uverainemen! d'éviter les dissentiment* el de i
la divine parole : roui royaume divin contm lui-m désolé, Si, pour conserver l'union, il eal parfoi lirede
renoncer .< son sentiment el à M>n jugement particulier, qu'on le Fasse volontiers ni vin- «lu bien commun. Que les écrivains Q'épargnenl aucun effort pour conserver en toutes cbo Lie concorde des esprits; que chacun préfère l'intérêt de tous à son propre avantage; qu'ils Soutiennent les oeuvras commei pour le bien commun ; que leur règle soil de se soumettre avi piété filiale aux èvéques que l'Esprit-Samt a posés pour l'Église de Dieu; qu'ils respectent leur autorité, «-t qu'ils n'entreprennent rien sans leur volonté; car, dan .m!>at> pour la religion, ils sont les chefs qu'il faut suivre.
» Mutin, selon Ja coutume toujours suivie par l'Église dans les circonstances difficiles, que tout le peuple fidèle, excité par vus soins, ne cesse d'adresser à Dieu i\r< prières, de le conjurer d'abaisser ses regards sur la France et de laiss sa miséricorde l'emporter sur son courroux. La licence delà parole et de la presse a outrage bien des l'ois la majesté divin.'. 11 est des hommes qui, non seulement se montrent ingrats envers le Sauveur du monde Jésus-Christ et répudient bienfaits, mais aussi qui vont se l'aire gloire de ne plus croire même à l'existence de Dieu. C'est aux catholiques surtout qu'il convient de réparer par un grand esprit de foi et de piété égarements de l'esprit et de l'action, et d'attester publiquement qu'ils n'ont rien plus à cœur que la gloire de Dieu, rien de plus cher que la religion de leurs ancêtres. Que ceux-là surtout qui sont plus étroitement liés à Dieu, dont la vie s'écoule dans les cloîtres, s'excitent à une chanté toujours grandissante et s'efforcent par leur humble prière, leurs sacrifices volontaires
e! l'offrande d'eux-mêmes, de noua rendre le S gneur favorable. Il arrivera ainsi, Noua en avons la confiance, quepar le secours de la divine miséricorde les - reviendront «lf
leurs erreurs, et <jii«' le nom français reprendra son antique grandeur.
i En tout ro que Nous avons «lit jusqu'ici, Vénérables Frères, reconnaissez l'amour paternel et l'affection profonde dont Nous entourons la France tout entière. Aussi, Nous ne doutons pas que ce témoignage de Notre très vif intérêt pour Vous ne soit propre à fortifier et ;i resserrer les liens de la salutaire union qui existe entre la Fronce et le Siège Apostolique, union qui, en tous les temps. ,-i été pour l'une et l'autre la source d'avantages nombreux et considérables. Dans cette pensée, et avec joie, Vénérables Frères, Nous souhaitons à Vous et à Vos fidèles la plus grande abondance des biens célestes, et comme gage de témoignage de Notre particulière bienveillance pour Vous et la France entière, Nous Vous accordons volontiers la Bénédiction apostolique.
» Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 8 février de l'année 1881, sixième année de Notre Pontificat.
» LÉON XIII, Pape, h
Inutile de commenter ces belles pages.
Mais, il n'est pas sans intérêt de jeter un coup d'ensemble sur le rôle de Léon XIII comme conciliateur, tel qu'il vient de nous apparaître le long de cette Encyclique, si glorieuse pour uous.
C'est au biographe déjà cité que nous en empruntons le tableau.
« Au milieu de ces soins du Pontificat, on voit tout à coup