‹ Léon XIIIChapitre 40 sur 45 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

un i ip' frappant (!•' I 1 1 1 1 1 » i unie «jiir h ;i •.'••> m* i]u

Pape a produit»; m Ion ni L'Ksp '.ni ni le

point d'entrer en guern avec l'empire d'Allemagne pooi la

; ion des tle i Gai oline ; le ai menn-ni m- pom m v;i jt-m

a?ec une ardeur fiévreuse et I allaient commet

que le chancelier de l'Empire, le prince Othon de Biamai propose de remettre entre les mains daSaint Pèrel'arbiti du lui ■. \ la nouvelle de ce fait, la mrpri e fut universelle ; mais Léon Mil accepta et, après un examen attentil des droits et «les prétentions réciproques, il prononça une sentence qui fut reçue des deui parties .'ivre soumission <•( reconnaissance i novembre et décembre 1883).

» Quelques catholiques ont été portés i s'exagérer l'influence que ce service, rendu par lr Souverain Pontife, aurait dû exercer sur la conduite du gouvernement allemand à l'égard de l'Eglise catholique. Il est certain que, car ses dispo-

sitions Léon MIL secondé d'ailleurs pai la fermeté du parti du centre dans le Parlement, est parvenu à faire retirer les lois ilf persécution, mais l'alliance n'en reste pas moins intime entre le gouvernement allemand et les usurpateurs des États Pontificaux; en Pologne, l'Eglise est loin d'être libre. Dan dernier pays, la Russie exerçait de nombreuses vexations contre les Grecs unis, pour les entraîner dans le schisme, i u XIII a usé de tous les ménagements et a prodigué les prévenances à l'égard du Czar; des promesses ont été faites, bien que les elïets n'aient pas toujours pleinement répondu à ce que l'on devait attendre. L'Angleterre a fait voir plus de justice : elle s'est montrée reconnaissante de ce que le Souverain Pontife a fait pour apaiser les troubles de l'Irlande.

» Les sociétés secrètes, qui dominent en Italie, y causent toutes les ruines morales et matérielles. Sous prétexte de recherches archéologiques, elles détruisent dans Rome des monuments chers à la piété; mais surtout, elles tuent les

âmes el cherchent à perreriir les enfante en leor enle?ant toute instruction chrétienne. Cependant, Lion Mil prodigue lea a?ertiss mente, combat par tous lei moyens et fait les appela les plus pressants i la conciliation.

• Son attitude envers le gouvernement italien n'a cessé d'être une protestation formelle contre la situation qui esl faite an Saint Siège. A chaque fois que l'occasion s'en est présentée,

:i \lll a fait entendre les réclamations les plus énergiqn liais c'est surtout dans ses allocutions consistoriales et dans discours aui pèlerins italiens, que sa parole a pria plus d'une fois des accents indignés pour dénoncer les attentats commis contre la dignité <'t l'autorité du Souferain Pontificat.

» Il aurait fallu l'entendre dans le consistoire du 4 août 1 s s 1 ! Avec quelle émotion contenue il flétrissait le> manifestations sacrilèges qui s'étaient produites contre les restes li râbles de son illustre prédécesseur, dans la nuit du 1^ au 13 juillet, et que les autorités locales et supérieures n'avaient sn ou n'avaient pas voulu réprimer.

n Cependant, au mois de mai 1887, le Pape eut l'occasion d'exprimer publiquement ses sentiments d'affection pour l'Italie et l«l vif désir de voir tomber les difficultés qui existent entre ce pays et la Papauté. Aussitôt, les imaginations s'échauffèrent, et les uns de très bonne foi, les autres, par des vues moins pures, annoncèrent que Léon XIII était disposé à faire le sacrifice de sa principauté temporelle pour sceller l'union. Plusieurs écrits furent répandus dans ce sens. Voyant là un danger, Léon XIII adressa au cardinal Hampolla une lettre dans laquelle il établit de la manière la plus fui nielle les vrais principes. Ce grave document, où le Pape expose sa politique toute de paix et de conciliation à l'égard des gouvernements tant dissidents que catholiques, s'applique particulièrement à l'Italie et à Home.

» Une fois de plus, et avec une énergie tempérée de man-

« Il \ II l i: I -l I

i oétude, L< "ii Mil revendiqu »il impi e 1 1 iptible

Sain el rappelle If - i onditioi .• ;m ■■

pendance el à l'exei i • !<• - u | »r • in»- . H .

i Italie d'une affection traditionnelle dam la Papauté j il reol ion bien, sa prospérité, i : in il reol la paii b elle, mais îouî la réserve absolue de la restitution de Rome et du ii tablissemenl du principal civil de la Papauli i >n Mil s'est exprimé clairement pour que l'Italie compn one i

quelles conditions le dissentimenl actuel pourrail i el

l'accord s'établir, sans que l'Italie j perde rien en el en dignité. Leadeui pouvoirs, pontifical el royal! pourraient lister dans la Péninsule, La souTeraineté effective que ame le Pape pour être vraimenl maître »'t indépendant! loin d'être une diminution pour l'Italie, sérail pour elle an nouvel élément de force el de stabilité. Désormais, Bi le conflit subsiste, c'est que l'Italie, Bourde i la vous du 3 Pontife, n'aura pas voulu comprendre qu'il était de s< d intérêt même d'en finir avec la question romaine, en profil ml des dispositions bienveillantes de Léon XIII, et en acceptant les conditions d'entente et de paix qu'il lui indique.

» Cette lettre détermine aussitôt dans toute la Péninsule un mouvement d'adhésion à la tète duquel se placent tous les évéques (1). »

L'œil pénétrant du Pontife ne s'y est point mépris.

Le grand péril des temps présents, le camp fortifié de l'ennemi, l'arsenal des armées de la cité du mal contre la cité du bien, c'est la franc-maçonnerie.

« Depuis que, par la jalousie du démon, le genre humain s'est misérablement séparé de Dieu, auquel il était redevable

(t) Xoiicc, etc., cit., p. xxiv et xxv.

LÉON MU

de son appel i l'existence et des dona surnaturels . il s'est partage en deux camps ennemis, lesquels ne cessent p combattre! l'un pour la rente el pour la vertu, l'autre pour tout ce qui est contraire à la rertn et i la vérité. — Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, 1 savoir la véritable Église de Jésus-Christ, dont les membi nient lui

appartenir «lu fond do cœur et do manière i opérer leur salut, doivent nécessairement servir Dieu et son Fils unique, i toute leur âme, de toute leur volonté. L >nd est le royaume de Satan. Sous son empire et en sa puissance se trouvent tous ceux qui, suivant les funestes exemples de leur chef et de Nos premiers parents, refusent d'obéir à la loi divine et multiplient leurs efforts, ici pour se passer de Dieu., là pour «riLrir directement contre Dieu.

» Ces deux royaumes, saint Augustin les a vus et décrits avec une grande perspicacité sous la forme de deux cités opposées l'une à l'autre, soit par les lois qui les régissent, soit par l'idéal qu'elles poursuivent; et, avec un ingénieux laconisme, il a mis en relief dans les paroles suivantes le principe constitutif de chacune d'elles : Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cite terrestre procède de V amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu: la cité céleste \ <b- l'amour

tl>' Dieu porté jusqu'au mépris de soi. — Dans toute la suite des siècles qui nous ont précédés, ces deux cités n'ont pas ces^ de lutter Tune contre l'autre, en employant toutes sortes de tactiques et les armes les plus diverses, quoique non toujours avec la même ardeur ni avec la même impétuosité.

» A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s'être coalisés dans un immense effort, sous l'impulsion et avec l'aide d'une société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions, et ils rivalisent d'audace entre eux contre l'auguste majesté de Dieu. C'est publiquement, à ciel ouvert, qu'ils

CHAPI1

entreprennent de i uuht la >.nntr i . nfin d'aï ri?ei c'étail po isible, t dépouiller complètement le Dali

liei de bienfait > dont elle nui redevable an Sauveur

lé h- Chi ii i

Cela, Léon \m l'écrivait le 20 a?ril 1884 m li il i.'.v. l' i attendu jusqu'aloi i pour le proclamer bien baul «-t en tonte occasion.

• A peine» dit-il, à peine avions nous un- la main an :"iivernail de PÉglise, que Noue avons clairement senti la ni de résister à un m grand mal «'t <l<' dresseï contre lai, autant qu'il sérail possible, Notre autorité apostolique. - — lussi, pro Qtantde toutes les occasions Favorables, Nous avons traité les principales thèses doctrinales sur lesquelles les opinions perverses de la secte maçonnique semblent avoir exercé la plus grande influence. C'est ainsi que, dans notre encycliqu apostolici mimcris, Nnns Nous sommes efforcé «I'1 combattre les monstrueux systèmes des socialistes et des communistes. Notre autre encyclique Arcanum Nous a permis de mettre en lumière et de défendre la notion véritable et authentique de la société domestitjue, dont le mariage est l'origine et la source. Dans l'encyclique Diuturnum, Nous avons fait connaître, d'après les principes de la sagesse chrétienne, l'essence du pouvoir politique et montré ses admirables harmonies avec l'ordre naturel, aussi bien qu'avec le salut des peuples et des princes.

» Aujourd'hui , à l'exemple de nos prédécesseurs , Nous avons résolu de fixer directement Notre attention sur la société maçonnique, sur l'ensemble de sa doctrine, sur ses projets, ses sentiments et ses actes traditionnels, afin de mettre en une plus éclatante évidence sa puissance pour le mal, et d'arrêter dans ses progrès la contagion de ce funeste fléau. »

Page 1