‹ Léon XIIIChapitre 6 sur 45 · IN · texte numérisé non relu

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L'épitaphe inde dame, chrétienne «le race antique

et mère incomparablement aimanta, résume admirablement ce que noua pourrions dire de là mère du Pape.

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Cori, femme d'une winteté '////< tempérante et magnifique. .\ mpli de façon exempi

• 'ir est morte, pleut mes ef août de Pan MDCCCXXIV. Elle a vécu doucement 1 m! .', i ans, 7 mou ei (£ jours. Louu /' épou fonts désc I 'l<'><: ce monument à cette [>

unique, incomparable. A'1

S ;>t enfants étaient nés de ce mariage, et avaient grandi, autour de La table des deux d -poux, comme ces plante-

d'olivier <jue chante le psalmiste, savoir :

Charles, ué le 25 novembre L793, mortà Home le 29 août

Anne-Marie, née le 25 mai 17(.)S, morte le ^7 août lsTo.

Catherine, née le \ novembre 1800, mûrit.1 le 13 juin 1867.

Jean-Baptiste, né le 20 octobre L802, mort on 1881. C'est à ce frère bien-aimé que loachim écrivait les touchantes lettres qu'on vient de lire.

Joseph, né le lô février 1807. C'est celui qui devint cardinal, dans les conditions que nous raconterons en son lieu, et qui mourut à Home en 1<S'.M).

Joachim-Vincent-Haphat'l-Louis, né le 2 mars 1810, celui (huit nous entreprenons de raconter la vie, le seul survivant d.1 cette belle famille et de qui il nous est permis de redire l'antique souhait de nos pères : « Quem Deus nobis din incohoii i it ! Dieu daigne nous le garder encore longtemps

dans sa vigoureuse vieillesse î »

Le dernier des sept enfants Pecci, Ferdinand, né le 7 janvier 1816, devait mourir le premier, emporte, au Séminaire Romain, où il était élève brillant et plein d'espérance, en

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sollicitude pour l'éducation de es chei enl u I

Deux jours aprè i venue au moud ifanl dern des Pecci «le Carpioeto Fui baptisé dans la chapelle «In pa paternel. On lui donna pour prénom celui de l'évéque d'Anagni, Mgr Joachim Tosi. I ependanl le uoi

Vincent, le second de ses prénoms, que sa mère, fort dévote à saint Vincent Ferrier, ;iim;iii ;i le désigner, et l'habitua prévalut longtemps parmi les I cependant par le

nom de Joachim, que nous continui i le d< i dousméme, parce que c'est le vrai.

Dans le sein calme, doux et religieux d'une Famille visiblement bénie de Dieu, l'enfant grandit, comme grandis dans les familles chrétiennes les enfants prédestinés.

La comtesse Pecci savait merveilleusement proportionner les leçons aux circonstances et aux caractères. A Joseph vif, remuant, de conception rapide, elle parlait avec vivacité, et, d'un mot incisif, faisait pénétrer la vérité, comme le coin qu'un coup rapide de la masse plombée enfonce au cœur du chêne. Pour Joachim, plus calme, plus réfléchi, plus sérieux. il fallait une parole plus douce, s'insinuant, comme la goutte de pluie lente et bienfaisante, dans une terre qui n'en L, rien perdre.

Père et mère, d'ailleurs, s'inspiraient de leur esprit de foi dans la manière de gouverner leur petit monde.

Joachim, rélléchi et observateur, s'en souviendra plus tard quand, devenu Pape, voulant restaurer, au sein de la société en décomposition, la famille, qui en est la base, il offrit aux chrétiens un exemplaire très parfait de la société domestique.

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