LÉON XIII DETANT SI
R Raisonner, dit Saintedouter, c'est souffrir ».
gué, dit Augustin Thien torité infaillible, j'ai bes esprit. B — «Oh! comb' ceux qui peuvent encore
Léon XIII a entend âmes, et, touché d^une ne cesse de leur rappeh ditions et les bienfaits de ter entre la raison et la 1 licate et sûre, i! a déterm chiques de ces deux pu's langage il a parlé du pn gloire des lettres et des la philosophie, des mer\ chrétienne dans le passé lants succès que lui réser les forces naturelles et si Dieu à l'homme, s'unis; lions de l'Eglise, dans ui
Cette œuvre de paci brasse, à la fois, l'ordre i cial. Le temps n'a pas fausses théories qui, en s tholique, lui ont enlevé son influence sur la vie
(12 LÉON Xm DEVANT SES CONTEMPORAINS
et ingrats, les gouvernements continuent de la traiter, tantôt avec défiance comme une étran- ''IU( gère, tantôt avec jalousie comme une rya le, tantôt avec violence comme une ennemie. Or, les sociétés ne' peuvent êtres tranquilles et prospères que si l'esprit chrétien les anime, et si leurs lois et leurs mœurs sont conformes aux principes de justice et de vérité dont l'Eglise a reçu le dépôt. Telle est la grande leçon du Souverain Pontife, dans ses discours et dans ses immortelles encycliques. Ecoutez quelques échos de cette parole, dont l'autorité qui affirme et commande s'allie à ta charité qui attire, échauffe et vivifie ; parole si opportune et si lumineuse, qu'elle a forcé l'attention et bientôt l'admiration du monde; parole de paix et d'espérance, qui passe à travers les orages du siècle présent, comme, aux jours anciens, la rapide colombe volait au-dessus des grandes eaux portant un rameau d'olivier. « Si nous travaillons, dit le Vicaire de Jésus-Christ, si nous luttons, si nous souffrons, c'est, non seulement pour la défense de la religion, mats encore pour celle de la société civile et la restauration des principes qui sont le fondement de la paix et de ! 'Taie prospérité (i). » Le monde chrétien ■ échap- (i) Allocuiion aui Cardinaux, tS-
^^^^mUml
LÉON Xm DEVANT SI
per au joug musulman des esprits et à l'union des princes et des peu] « De même, contre l'ei faux prophètes qui prj ihéisme, le droit d'insun lents qui menacent le n l'action amicale de deux fournir un secours oppi Quand donc k un Etat :
commet d'abord un crin il brise l'ordre fondé pa il est coupable du crimi qu'il impose silence à l'it:
gardienne des principes la terre (3). i.
Dans la conduite de ses enseignements, notr pacificateur. C'est le ne déjà de la reconnaissan< portera dans l'histoire. I bile négociateur est celle qui, toujours inébranlab justice et de la vérité, s'e
(t) Lettre i l'Archevêque de (3) Lettre à un Evâque d'AI (3) Encyclique ■ Quoif Apoi
fable condescendance à suivre le mouvement des larmoniseson action et son langage avec dances et leurs aspirations légitimes, et : de tous les obstacles par sa douceur et itiente fermeté...
ure, où nous sommes, l'Eglise se trouve ice d'une race d'hommes violents, emlux convoitises âpres et insatiables, de proie et de joie, impatients de tout ■ ont, comme les barbares leurs devans instincts farouches, et, plus d'une fois, romené dans les rues des grandes cités e, le massacre et l'incendie. Pauvres on leur a ravi ce beau royaume du ciel LUX déshérités de la fortune et du bonleur a dit que la venu, c'est le plaisir ; rime, c'est la souffrance. Comment, dès lUs étonner s'ils veulent se jeter par : compensation sur les richesses et les :s de la terre ? Et voilà qu'ils se prépar le dernier assaut, voiià qu'à chaque de sinistres attentats, comme des éclairs e nuit d'orage, avenissent les sociétés penchent vers des abîmes. Dans ce pêne, Léon XIII ne cesse de rappeler au que l'Evangile et la Croix n'ont rien li de leurs divines séductions, ni de leur
LÉON Xltl DEVANT
puissance civilisatrice; sort de subjuger par s force d'amour, les ré' comme autrefois les b volonté, de pacifier leo hommes, capables de r des lois, de se dévouer i Une autre leçon n( Léon XIU ànotre siècl i'ap&tre, que Jésus-Chr par les mains de Dieu à sation (i); que pour le:
les âmes, il est Tuniqu principes de l'Evangile sans lequel la société r sistante qui se joue du l dérobe sous ses constru périence que nous avon manqué, ni l'habileté d science, ni les patriotiq généreux élans vers la pounant, regardez autc toute l'Europe ces cha:
titutions brisées, ces lan tronçons d'épées, ces n
(0 1 Cor., III, 2.
Zm DEVANT SBS CONTEMPORAINS
u'oQt laissées après elles des créastructions qui se succèdent avec rapidité. Quelle impuissance des des plus forts ! Quelle ironie prompant toujours leurs prévisions ;urs calculs 1 Ah ! puissent les i et les peuples, dociles aux en* e Léon XIII, comprendre enfia [igion de Jésus-Christ, la pierre es autels, les remparts des cités, le la patrie ne peuvent être saunante d'une philosophie à la fois ine, la parole du Souverain Ponune réponse décisive aux grandes ourmentent les générations con- 'lais, avant tout, il est père; et i^cliques, ses discours, ses plus ions, sont des messages de paii, nmentaires de ce vœu suprême us : sint unum, que les hommes 1 la foi, dans l'espérance, dans
. sommes loin de cette belle unité, es luttes ardentes d'opinions ou troublent si profondément la faété, voyez entre les différentes
étincelle, un esprit, une vie, un feu les masses et les groupes et suscite point la vie propre, en créant l'unité
cette lumière et cette flamme de vie, l'amour, rayonnent librement sur
dans tout leur éclat, < il faut, au
Europe, un lieu sacré, un siège auépendanr, d'où s'élève tour à tour, inces et pour les peuples, une voii (uissante, la voix de la justice et de voix impartiale et sans préférences, le être compromise par la crainte, ni
d'habiles artifices (i). »
que la Providence et son premier temps, ont fait en établissant la Sou* ontifîcale qui, dans l'état présent des aines, est plus nécessaire encore que ècles qui ont précédé. Si le Pape souverain, mais sujet, où serait la
son indépendance, où serait sa liât l'exil : mais alors, en voyant partir lu Christ, le Capitole, le Colysée, le
les basiliques de Saint-Pierre, de , de Saint-Jean-de-Latran, les arcs-
de 200 fvéques, dans le ContistQire àv
Léon XllI DE*AI
de-triomphe, les obéi de la Ville éternelle 11 auguste Pontife. Bi' Rédempteur est avec grand pour régner ai est plus solide que li quelles nous somme; berons, et tu seras d Admirable caracti ses tristesses et ses Sauveur : « Levez v pagnes qui blanchis^ Et encore: « Deman d'envoyer des ouvrie quelle vigoureuse ir tolat sur tous les poir évangéliques se mi l'Eglise s'étendent lointaines de l'idolâi résie. Dans ce trava' nations catholiques r deur, mais c'est le pi tion des Francs, d'êi la plus généreuse à sang. De là, ce rôle
(i) Matth., lï, 38.
(a) Joann.p iv, 35.
LÉON î E. MELCHIOR E
Le pape Léon XIII sera dans la 83' année de son née de son règne. Depu laume i"d'Ailemagne, il dans les imaginations le ri d'Europe. Du point de vu verain Pontife tiendra toi de sa fonction plus que de nente que soit cette dernièi monde catholique, la pers d'hui la fonction. Les sent:
ou de déplaisir éveillés \ témoignent également. P jour sont les observateursc
Paris, i3 février i>
i XIII DBYAKT SES CONTEMPORAINS
itend dire : « C'est la grande figure de ïs. » Il y a dix ans, l'hésitation n'était se à un peintre consciencieux et inhargé de grouper dans un tableau les capitalesde l'Europe : fût-il des nôtres ; son œuvre, il devait faire surgir au premier plan, la colossale figure du reur Allemand. Aujourd'hui ce même lésiterait pas davantage : sa composi- :erait autour de Léon XIII.
înt ce consentement général des ima- ? D'abord, du prestige incomparable situation : un roi sans royaume, plus [ue des souverains possession nés. Enle preuve de force intellectuelle dont lême semble une gageure. En 1878, ve appela un septuagénaire, confiné gtemps dans les montagnes de l'Ominconnu passade son évêché de Péréclusion volontaire du Vatican; lia torze ans dans cette solitude murée, : d'un petit monde réfractaire à toutes lûtes. Des étrangers qui l'approchent, )nt muets par respect, les autres ont :t à déformer la vérité. On n'imaginee condition mieux faite pour cachera e les transformations de son époque;
LËOK XIII DEYAHT SES
et Dieu sait que nulle épo profondes, de plus radicale
Cependant, il est arrivé Vatican, aujourd'hui octogi prend et dirige parfois ce; est aussi renseigné, aussi p il a l'esprit aussi libre et l'a le directeur d'un grand jo de New-York. Nous savoi politiques les plus avisés, l'extrême vieillesse, se ferm des besoins contemporains rester étendu et perçant, il ' que ces survivants tourneni fleuve. Les exceptions, consi rares dans un siècle, q règle. Chez Léon XIH, dai j'ai rappelées, ce phénomi active tient du prodige. L l'effet d'une assistance supé le signe du génie : l'une e font auréole à ce front.
Léon XIII ne s'est pas ré que, comme tel autre Souve du premier coup les esprits chanter aussitôt. Sa haute lentement sur l'horizon, avt
-Tîr^T
des forces. Il y a quatorze ans, je me trouvais à la Sixtine, quand les cardinaux y apportèrent le nouvel élu ; humble commencement, et qui présageait peu. Pie IX, mêlé à tant d'événements, laissait une renommée éclatante et un grand vide; la Papauté dépouillée semblait s'être abîmée avec lui. L'héritier sans héritage qu'on nous montra était d'aspect débile et de réputation discutée. Son couronnement nous parut un simulacre des réalités évanouies, l'exaltation d'un fantôme. Et c'étaient les années où l'ombre de la Croix se rapetissait sur le monde. Comme on se trompe à juger vite 1 Nous emportâmes de cette cérémonie l'impression d'une chose finissante. Les premiers temps du pontificat, condamnés à une protestation discrète, ne firent rien pour corriger cette erreur.
Peu à peu, la figure se dégagea. Je la retrouvai déjà très haute quand je retournai à Rome, en 1886. Pourtant, elle n'était pas encore sur son vrai piédestal. On avait reconnu chez Léon XIII un philosophe émérite et un diplomate d'une rare habileté; c'était assez pour lui donner une belle place dans les lettres sacrées et dans le Gotha ; trop peu, pour lui rendre la première dans le monde. A ce moment, la Curie était le centre de négociations très actives,
LËON xni DEVAHT SES CONTEMPORA
qui rappelaient les beaux jours de !a ecclésiastique, mais qui n'anoonçaien jours nouveaux. Les influences do au Vatican poursuivaient obstinément elles cherchaient l'indépendance néce Saint-Siège dans une restauratioh de souveraineté territoriale; elles metta espoir dans un autre rêve, l'accord av magne, l'intervention du prince de l Un écrit oià je me permis de dénonce tueusement ce double rêve, avec la bené qui est le droit dans les jugemen affaires temporelles de la Papauté, dé[ êlre au Vatican; je me persuadé qu'il i trerait aujourd'hui plus d'indulgence.
Sans doute on y maintient toujou:
ne peut faire autrement, la protestatioi cipe contre les faits accomplis ; nou^ drons longtemps encore ; mais le p succès d'une politique plus large a du le fond des cœurs. On sait maînienar les grandes espérances d'avenir. L motte de terre ne serait plus qu'un bc pieds du Pape : comment la faire gou' lencieusement par quelques prêtres, a vitable tribune, avec la liberté de n temps actuel ? Comment la défendre a
Klll DEVANT SES CONTEMPORAINS
> de mercenaires, vis-à-vis des grands mes et de leurs muiiitudes années?
ige d'indépendance ne serait désorprix de la servitude morale, itnpo- Msin immédiat; et l'exiguTté même matériel amoindrirait l'immense léale du Saint-Siège, lainlenant au Vatican que le monde prête à la constitution de puissances puissances d'opinion, de puissances )urrait-on dire, car elles sont nées évolution qui a transporté les riingot d'or sur un chiffon de papier, ■is à Rome que le fondement et la Saint-Siège sont dans le cœur des loliques, dans le respect involon- 3n-cathoUques. Du jour oiî le pape est entré dans cette vue, il est devenu disionsplus haut, le premier homme ,1 continue de négocier avec lesgou- , i) les ménage prudemment; mais : sa politique, plus évident chaque appel aux peuples. La préoccupation :]ue, si frappante dans ses deroieis )nsolations que ce payis lui donne, ip fait pour l'engager dans sa voie
LÉON XIII DEVANT SHS CONTEMPi
Songez i ce qu'il lui a fallu de dé gez à la pression écrasante de sa eli tuelle, pesant sur lut pour le maint qui semblait par destination le rôU l'Eglise : le chapelain d'un cimetièr garder pieusement les tombes polii tées â l'ombre du sanctuaire. Â q ans, Léon Xtll est sorti de ce cimt exé dans le monde des vivants, pou aux adversaires qui croyaient ] monde sans contestation possible. I la parole de son Maître : n Laisse:
ensevelir leurs morts. ■ C'est lui c reprendre plus justement à son coi dote de l'amiral Drake: il a vu du montagne la mer nouvelle, ily a lani du Pêcheur.
On ne l'arr^cra plus. Les manif la pensée du Saint-Père se succède redoublement de vigueur et de clai péfie, quand on pense à son âge. D clique sur la Condition des Ouvrier:
résolu le problème social, — qui It — mais il l'a posé plus nettemco rayait encore fait, en le rattachant profondes d'où découlent tous les m:
manité; et il a pris franchement ]
pS LÉON XIII DEVANT SES CONTEMPORAINS
côté des faibles. Dans l'Encyclique aux Catholiques de France, il a abordé les problèmes politiques avec autant de hardiesse doctrinale que de modération pratique.
Mais ces documents canoniques ne sont pas les plus significatifs : un acte plus remarquable encore, dans le fond comme dans la forme, a été la communication accordée atf Petit Journal. On a essayé de créer des équivoques autour de cet acte \ on l'a présenté, d'une part comme une habileté longuement machinée par la Curie romaine, d'autre part comme une manœuvre subtile des hommes d'Etat français. Je puis garantir la vérité des faits : elle est beaucoup plus simple. Deux hommes de cœur et de sens droit nont allés, de leur propre chef, proposer au Pape un moyen de parler directementà notrepeuple:
Léon XIII l'a aussitôt accepté,' son intention évidente étant de s'adresser dorénavant aux peuples; parce qu'il a confiance en eux, parce qu'il veut dissiper les malentendus créés par les intérêts multiples qui s'interposent entre eux et lui.
Plus on réfllichit sur ce bref entretien, pluson y trouve dans chaque mot la volonté d'élargir, autant que peut le faire un pape, le cercle où ies sociétés contemporaines pourront se mouvoir
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librement. L'Eglise n'avait point { gage, depuis les grands jours du Car, si j'ai employé dans cet écrit le veautés, c'est pour me conformci courante ; en réaKté, l'Eglise repi d'hui des traditions qui sommeill quelques siècles. Elle suit le mouv rai : toutes les forces vives de noir sollicitées vers ce passé qui ressu rapprochent du moyen-âge ; Léon l les empereurs de Russie et d'Ail chefs des organisations ouvrières penseurs désintéressés. C'est un s yeux des politiciensetdesinstituteu au regard de l'historien, c'est le pi révolution circulaire le plus logique turel. Ceux qui se voilent la face d terview du Pape » devraient d'abord comment agiraient aujourd'hui un un Innocent, un Sixte-Quint, Cor cesseur qui devient leur égal, ils pr EU'mes du temps, ils descendraient publique pour plaider leur cause^ âmes, servir l'humanité.
En laissant publier sa conversatioi croyait sincèrement qu'il, travaillaii cation de notre pays. Mais il ne
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empêcher le jeu d'une loi aussi infaillible que les lois qui président aux réactions <himique3« Chaque fois qu'une parole calme^ forte, sûre d'elle-même et de son dessein^ tombe de très haut dans un milieu divisé, incertain, pauvre d'idées et de volontés, elle y produit d'abord l'effet d*un explosif. C'est ce qui est arrivé. La crise parlementaire a éclaté vingt-quatre heures après. Si la relation de cause à effet n'est pas un vain mot, cette crise eut sa véritable origine dans la parole du Vatican» dans tes colères et les craintes des partis extrêmes devant ce spectre qui sortait de ses retraites habituelles pour ve» nir en plein jour se mesurer avec eux.
Peu importe ce trouble passager. La parole s'adressait au peuple, elle fera de Tapaisemeitt dans le peuple. Il y a une question cléricale» au sens convenu de ce mot^ dans le parlement. Nos parlements sont des miroirs attardés, qui re* tiennent et grossissent les nuages, longtemps après que ces nuages ont disparu du ciel envi» ronnant. Il n'y a plus de question cléricale dans la masse de notre peuple, depuis qu'est tombée l'irritation consécutive au i6 mai* Il y en aura de moins en moins^ quand ce pays sera bien persuadé que le clergé ne nourrit pas d'hostilité contre le régime du vœu national.
LÉON XIII DBVANl
Sans doute des tndi' la corporation ecclési corporations des ingéi opinions qu^ils tienne) leur tour d'esprit. Riei a étrangement forcé le Siège, avec ces propo sance, de schisme mSr çaise est de penser matières temporelles, seils ne seront jamai:
L'honnêteté commani cipe avec d'autant pli plus proche du sentin:
dite de l'institution ré nions individuelles ces pour la République, c droit du particulier ell avec la soutane.
Il n'y a plus de que question extérieure, la retenir toutes les pensé ans d'admirables effc acquis le respect de Tl grand empire militair d'acquérir la ptus imp forces morales. Elle s'c
le lien du faisceau défensif que nous avons patiemment formé. Sans être bien avant dans le secret des chancelleries, chacun devine que la politique de Cronstadt a aujourd'hui Tun de ses pivots au Vatican. Rappelons-nous ce qu'est le chef de la Propagande :- par ses soldats discrets qui travaillent partout Pesprit des hommes, il est le plus puissant moteur d'opinion, jusqu'aux confins de l'univers. Le Père commun des fidèles ne peut nous proposer une alliance formelle, comme aux jours de Jules II et de Léon X; il se doit à tous. Mais si on lui demandait ce qu'il nous offre, il répondrait sans doute : — « Une place de prédilection », et son fin sourire achèverait sa pensée. On sait par quelles magnifiques surenchères nos rivaux essaient, en ce moment, de nous disputer et d'accaparer cette force.
Certes, s'il s'agissait de recevoir une direction de l'étranger, si la Curie réclamait comme autrefois, comme au temps de ses ambitions temporelles, une de ces concessions diplomatiques toujours refusées par la France, celui qui écrit ici serait le premier à invoquer nos traditions nationales, l'indépendance du pouvoir civil, la liberté jalouse de notre administration intérieure et de notre action extérieure. Mais la Curie ne
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LÉON XUl DEVANT SE
nous demande rien de pa sollicite uniquement la pour ses adhérents, c'estavons le devoir d'assuré:
avec ou sans interventio le concours gratuit d'un premier homme d'Europ coeurs de deux cents milli parce qu'il dit la messe et ques douzaines de Hom lieu d'arrondissement, — nos plus cliers intérêts, c< connus ceux qui auraient l'ordre de virer de bord, jetaient l'ancre devant C:
Il était peut-être utile plus ces vérités, en regai de Léon XIII, en marqi formes à nos aspiration engagée sous son règne.
Lui^