‹ Léon XIII [microforme]Chapitre 2 sur 5 · ST SEE · texte numérisé non relu

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Trois de ces documents semblent primer tous les autres et marquer par leur éélat l'apogée doctrinale du règne de Léon XIII.

C'est d’abord l'immortelle Encyclique Æterni Patris; l’une des premières qui aient attiré l'attention du monde catholique et par laquelle devait commencer l’œuvre de réformation, de relèvement et de pérfectionnement entreprise par son auteur ; car, dans cette lettre, Léon XIII y établit d’une façon magistrale les principes et les assises de la science rätionnelle, point de départ de tout vrai progrès. La philosophie scolastique, dans la personne de son plus digne représentant, Thomas d'Aquin, y est comblée d’éloges et proposée aux écoles comme le type et le fondement de toutes les études sérieuses, comme le remède aux égarements et aux mille fluctuations de la science contemporaine. L’intelligence étant la reine du monde, assainir ses idées, c’est faire œuvre par là même de régénération sociale,

Pour descendre de ces régions sur un terrain plus concret, l’auguste Pontife fit paraître en 1885 cette autre fameuse Encyclique Zmmortale Dei, laquelle avec des accents jusque-là inouïs et une autorité souveraine traitait de la constitution chrétienne des Etats. La presse entière applaudit ; l’An-

cien et le Nouveau Monde s’émurent, et des deux .

hémisphères on vit affluer vers la Chaïre Apostolique

SUR LÉON xXTIT 15

les des léttres enthousinstes d'adhésion dns réserve ét

nale dé piofünde admiration. Jamais Rômé n'avait ehcote, pr uné parole aussi nette, aussi dégagée et

erni aussi formelle, jété tant de lumière sur lès graves et tion brûläntés qhéstions qui passionnèrent si ardemment OmM- nôtre Miètle. Ce monument grandiose de la sagesse et pontificale restéra comme le code le plus fécond ét car, le plus parfait du Droit public et social. Aptès avoir on défini les éléments constitutifs des deux sociétésnce sœurs, la société civile et la société religieuse, et Très. montré l’incontestablé supériorité de cette dernière son sur la première, Léon XIII retrace avec complaiest sance l'idéal de l'Etat chrétien : il faït voir les

e le rapports de confiance réciproque èt de bienveïllante 1868, harmonie qui devraient toujours régner entre deux aille | pouvoirs faits pour s'entendre. Puis, venant à jelli- ‘à considérer le soi-disant droit nouveau introduit par lées, la révolution, il rénouvelle les condamnations fulmition nées à si juste titre par l’auteur du Sÿllabus, puis

enfin, dans des pages d’uné clarté et d’une précision

rain vräiment incomparables, il dissipe tous lès nuages et

[885 | mét fin à toutes les équivoques.

Dei, ; . Mais l'œuvre d’apaisement,de reconstruction sociale une \4 n’était pas encore achevée. Vers les hauteurs du hré- NM Vatican montait, montait la plainte de ces milliers An- d'ouvriers qui cherchent dans le travail le pain de leur leux . | __ famille et ne trouvent pour prix de leurs sueurs que

l’éxténuation du corps èt la ruine cent fois plus

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pannes lorient

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funeste de l’âme. Emu de ces clameur, Léon XIII s’est penché vers le peuple comme pour mieux entendre le cri de sa misère et les pulsations de son et saisi d’une immense compassion semblable à celle que son divin Maître éprouva un jour à la vue des foules affamées, il s’est écrié lui aussi dans un transport d’inexprimable charité : “ Misereor super turbas, j'ai pitié de ce peuple, j'ai pitié de cette multitude qui travaille et qui souffre, et au nom de Celui qui n'a pas dédaigné de prendre notre chair pour en calmer, POUF en sanctifier les souffrances,

je veux la secourir.” a Tout le monde se rappelle l'inoubliable Encyclique

Rerum novarum, dans laquelle le savant Pontife, combinant sa science de docteur et son amour de père, aborde le terrible problème de la. question ouvrière et, avec une sainte liberté digne des premiers apôtres, détermine tous les droits comme aussi tous les devoirs, fait la part des gouvernements, la part de l’ouvrier, la part du patron, place au-dessus de tous action bénie de l'Eglise et propose les plus sûrs moyens de maintenir la paix dans l'équité et la justice. Il faut lire et relire, méditer et approfondir cette lettre, si neuve de forme et si pleine d'enseignements. Un écrivain de renom l'a jugée avec éloquence: “ C’est, dit-il, le baiser du Christ à ses pauvres et l’ embrassement du peuple parl Eglise.” « Le Pape a vu la société moderne coupée en deux

cœur,

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