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le penseur se confond avec le politique, le philosophe avec le diplomate.
On a défini la diplomatie: l’art de cacher sa pensée. Sans discuter le mérited’une telle définition ni surtout le mode d’agir qui a pu y donner lieu, je serai plus serieux en définissant la politique des Papes: l’art de faire servir, par toutes les voies légitimes, au bien de la religion les actes des individus ct le mouvement des sociétés. Pour exercer cet art avec profit pour les âmes et sans péril pour la foi, deux vertus sont nécessaires : la fermeté ct la prudence ; la fermeté qui s’attache inviolablement aux principes et ne souffre aucun compromis tendant à rabaïsser la dignité du Saint- Siège ; la prudence qui s'appelle tour à tour modération, habileté, souplesse, ct qui consiste à tirer partie de la disposition des hommes et de la condition des choses pour le plus grand bien de l’Eg!'3e.
Or, personne ne contestera que ces vertus capitaies forment la base des brillants succès diplomatiques qui ont jeté tant de lustre sur la carrière pontificale de Léon XIITL. Léon XIIT est un esprit ferme et en même temps pondéré : il sait mettre dans ses procédés de la douceur, de l’aménité, une prudence calme, habile et prévoyante ; il sait aussi être fort, inébranlable, inflexible. ‘“ Pourquoi lui demandaiton au lendemain de son élection, avéz-vous pris le nom de Léon ?—Parce que, répondit-il, Léon XII a
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été le bienfaiteur que Léon signifie lion et que la le plus nécessair bien à tort, ranger le Pape ac d'un parti.
l’homme d'aucune ê appartient à une gra
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de ma famille, mais aussi parce vértu qui me sera
e est la force du lion.” On a votilu,
tuel sous les drapeaux C’est une injure : Léon XHTITL n’est icole, où plutôt, je me trompe, il de école fondée par le plus la seule catholique, armant d’un fouet vergeur chassa un jour du temple les trafiquants
nit pas non plus, mû par
sans vergogne et ne craig sa charité, d'aller s'asseoir à la table du publicain.
Dès les premières années de son sacerdoce, Joachim Pecci fut chargé, comme délégué papal, des missions les plus difficiles, à Bénévent d’abord, puis dans Ombrie où il fit preuve d'un courage intrépide et de rares talents administratifs. La nonciature de Belgique, dont 1 sut remplir les devoirs avec un tact parfait, acheva de mettre en
relief ses hautes qualités diplomatiques. Le roi Léopold le vit s'éloigner avec chagrin et sollicita pour lui du Pape Grégoire XVI, en récompense de ses services, les honneurs de la pourpre. Avant de rentrer à Rome, le jeune prélat, avide de s’instruire Qur la nature de la société moderne et l'organisme varié de ses institutions, COnNsaCTA qnelques mois à
visiter l'Angleterre et la France, ne soupeontiant guère alors l'usage que
grand maître, la seule vraie,
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L'œuvre diplomatique, poursuivie par Léon XIII, est contenue dans ces deux mots : pacification religieuse et restauration sociale.
Quand je dis pacification religieuse, il ne faut pas se méprendre sur le sens de cette parole. Le suecesseur de Pie IX, héritier de la foi et du zèle de ce saint Pontife, ne pouvait évidemment, sans forfaire à son devoir, s’abstenir de prendre les armes et de défendre pied à pied le terrain catholique usurpé par les ennemis de l'Eglise. Le non possumus est de tous les siècles : il devait combattre et il Va fait. Il n’a cessé de revendiquer, aux yeux du monde entier, avec: ses domaines envahis par la révolution, l'indépendance du. Siège. Ila dénoncé à diverses reprises et tout récemment encore, par’ d’énergiques accents, lesmenées ténébreuses des sectes maçonniques qui complotent la ruine de catholicisme. Il a de plus, dans une Encyclique qu’on ne saurait trop méditer, condamné sous toutes ses formes l’erreur pernicieuse du libéralisme moderne et rayé ce mot du langage chrétien.
Mais, pendant que d’une main il protégeait ainsi les fondements de la foi et les intérêts de la Papauté, de l’autre, il s’eftorçait, par toutes les voies et toutes les ressources de sa diplomatie, d'obtenir pour les catholiques persécutés où en souffrances des condi-
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