‹ Léonard de Vinci PhysiologisteChapitre 16 sur 36 · ON | SE · texte numérisé non relu

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dans l'intestin par les ramifications de la veine du chyle et en dernier lieu elle revient par les ramifications extrêmes de l’artère à ces intestins où ce sang, étant esprit mort, il se corrompt et il prend cette puanteur que sentent les excréments. <

« Les ramifications des veines du mésentère, lesquelles se conjoignent à tous les intestins en leur rendant le sang qui meurt et en reprenant par eux la nouvelle nourriture, semblablement aux racines de chaque herbe et plante, mê-. lés à la terre qui les revêt, et qui y suçent l’humeur qui les nourrit. (Anat, B. 3).

« Les deux grosses veines qui vont de la rate au foie amassent le sang superflu, lequel se débarrasse tous les jours par les veines mésaraïques et se dépose dans le boyaux avec la même puanteur dès qu'il y est arrivé, qu'aurait le tout dans les morts des sépultures et c’est là la puanteur des excréments. » (Anat. B. Fol. 34 et 36).

Certes, ce rôle éliminateur de l'intestin commence à être bien connu aujourd’hui et l’on sait comment il se manifeste avec évidence dans certaines affections comme l’urémie. Léonard de Vinei l’a compris, mais en l’exagérant. Son texte porte deux fois sur cinq artères mésaraïques au lieu de veines mésaraïques. On peut admettre que s’il eut mieux connu le mécanisme de la circulation artérielle, nous l’aurions rencontré une fois de plus en plein accord avec la science moderne qui veut que l’élimination des poisons du sang au niveau de l'intestin, se fasse par les artères mésentériques !

En terminant ce chapitre, disons qu’on ne saurait

“jenir rigueur au Vinci qui à si bien analysé la partie mécanique de la digestion, de n’en point avoir connu la

partie chimique de beaucoup la plus importante aujourd’hui. Nous savons combien cette dernière étude est de date récente et quel outillage délicat a nécessité son ‘expérimentation.

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