‹ Léonard de Vinci PhysiologisteChapitre 18 sur 36 · SANS · texte numérisé non relu

SANS

journée, alôrs la vie renaît d'autant, selon qu'il s’en consume : semblablement à la lumière faite par la chandelle au moyen de l'humeur donnée par cette chandelle, laquelle lumière aussi, continuellement par très rapide secours, restaure par dessous autant qu’ils s’en consume par dessus en mourant, et se change en mourant d’une lumière splendide en fumée ténébreuse, mort qui est continuelle, ainsi que cette fumée est continuelle, et la continuité de cette fumée est égale à la nourriture continuée, et dans l’instant toute la lumière est morte et elle est toute régénérée ensemble avec le mouvement de sa nourriture.

« La chair des animaux est refaite par le sang qui s’engendre continuellement par leur nourriture, cette chair se défait et retourne par les artères mésaraïques et se rend

dans les intestins, où elle pourrit d’une putride et puante

mort. » (Anat, B. 28).

On le voit, les données du problèmes sont nettes : d'une part usure incessante, d'autre part nécessité d’un constant apport au moins égal à la perte.

Mais la solution n’est pas facile puisqu’elle n’est pas encore définitive aujourd’hui. Nos connaïssances actuelles sur la chimie cellulaire sont loin d’être complètes et nous ne pouvons encore complètement éclaircir cette question sur la plus difficile partie de la chimie.

Léonard ne put donc chercher à connaître la nutri- tion intime des tissus.

Nous ne serons donc pas, nous aussi, étonnés qu'il ait

fait erreur sur le mécanisme de la chaleur animale.

Thermogénèse. — Nous avons déjà dit, à propos de la respiration, qu'Aristote la supposait destinée à re-

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