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froidir le sang. Ce philosophe grec attribuait la mort des animaux en vase clos, à d’échauffement de l’air emprisonné, Bien avant lui, Hippocrate avait enseigné que la chaleur est la manifestation d’une force spéciale indépendante des agents extérieurs et tenant sous sa domination toutes les fonctions de l’économie. Galien ‘parlaït d’une chaleur innée qui aurait comme siège le cœur ; pour les uns le sang s’échauffait dans le ventricule droit; pour les autres la chaleur était produite par le ventricule gauche.
Au Moyen-Age, la question de la chaleur animale est toujours agitée, mais l’opinion officielle est celle de Galien. Ici, un fois de plus nous allons voir Léonard se ranger à d’avis de la Scholastique :
« De la cause de la chaleur du sang: La chaleur du sang s'engendre par le mouvement et cela se manifeste parce que plus le cœur se meurt rapidement, plus la chaleur se multiplie, comme le pouls du fiévreux nous l’enseigne, mû par le battement du cœur. »
Evidemment, le Vinci prend ici la cause pour l’effet et réciproquement. Mais il lui importait beaucoup de connaître la raison de cette chaleur du sang à laquelle il attribue la circulation.
Certains disciples d'Aristote allaient jusqu’à dire que chez l'animal vivant la température du cœur est assez élevée pour causer une sensation pénible à la main qui le toucherait imprudemment!
ANotre savant accepte que si l’on arrête la respira-
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tion, l'animal meurt par excès de la chaleur du cœur, lequel ne peut plus ainsi se rafraîchir au vent du poumon : ve
« Le poumon est mû par d’autres, c’est-à-dire par le premier moteur qui est le cœur, lequel en se restreignant, tire les veines après soi avec lesquelles il rend au poumon l’air échauffé, et il l’ouvre, et ce poumon peut s’arrêter volontairement: pendant ce temps le cœur lui retire l'air réchauffé qu’il lui à donné, mais il ne peut faire cette action plusieurs fois parce qu’en ne se raffraichissant pas par un air nouveau, il viendrait à suffoquer. » (Anat. Fogl. 13.)