SCÈNE V
MARCOL, au bureau; HFRBILLON, dans la caisse; UN GARÇON DE BANOCE, puis SAINT-PRAR, puis TÉTE-NOIRE. *
UN GAUÇON DE BANQUE entre et passant un billet par le ;;uichet de la caisse.
Six cent quaranlc-sept francs cinquante-cinq— caisse de
PoiSSy. (Herbillon s’occupe de payer le garçon de banque.)
SA1NT-1‘HAR, en entrant.
O fortune... vaporeuse déesse... on a beau fermer la main, tu files toujours entre les doifîis. . (Regardant un billet qu’il tien* .1 la main.) Cent soixanle quiiize francs trente-trois centimes é toucher... voilà les restes de mon cousin. — Je l’ai croqué trop vile! — Si j’économisais... c’est un peu lard !... Avec cela, j’en ai pour un jour... et après... Basl... nous'verrons bien!... (Passant son billet par le guicliei.) Ceiil sojxanle-quinze francs trentetrois centimes... elfet Mathieu Clôs-Pessin... (Le garçon de ban- (|ue qui a été payé sort.)
TÊTE-NOIRE, costumé en gentleman,.! part, en eulranl.
Celle fois... il faut espérer que la caisse sera ouverte.
SAINT-PHAR, au guichet.
De l’or, n’est-ce pas, monsieur... s’il vous plaît, de l’or? cela charge moins les poches.
TÉTE-NOlRE, à part, tirant un papier de sa poche.
Voyons...
SAINT-PHAR, prenant son argent.
Merci bien, monsieur... (A part, en .sortant.) Je dînerai .à Bercy, aqx Marronniers, avec la petite; je lui 'achèterai son chapeau, et demain .. où dînerai-je? — Demain... je n’aurai peutêtre pas faim !
TÊTE-NOIRE, s’approchant de la caisse, et passant sa traite à Herbillon.
Monsieur...
LÉONARD