‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 134 sur 331 · GALIOT DE GENOUILLAG · texte numérisé non relu

GALIOT DE GENOUILLAG

N. D. A. — La collection Spitzer possédait bien le portrait de Galiot de Genouillac, comme on vient de le voir, mais il ne figure pas au catalogue de 'l'Exposition de 1889, même sur l'exemplaire personnel de M. Darcel, qu'il nous a été donné de consulter et qui contenait quelques fiches manuscrites d'objets omis dans l'impression du catalogue.

E. — P. 156. — Souvenir de quelques collections modernes. — La collection Soltykoff n'a pas échappé à ce qui nous a toujours semblé l'infortune suprême d'une collection qui se brise : il n'en restera pas même un bon catalogue, un inventaire bien fait. La sèche nomenclature qui a servi pour la vendre semble plutôt faite pour déguiser les objets que pour les décrire. On attribue ce beau travail il M. Garrand père : c'est une véritable imprudence de sa part, il passait pour un oracle, il a fait un catalogue risible.

Le Cabinet de V Amateur^ par Eug. Piot, 1861 -1862. Paris, Didot, 1863, in-8.

F. — N° 1051. — Portrait d'homme inconnu. Email carré en couleur par Léonard de Limoges.

Hauteur, 17 centimètres. — Largeur, 14 centimètres. Catalogue de la collection SoUykoff. Vente en 1861.

N. D. A. — Adjugé à 9,100 francs au baron Seillière, ou plutôt retiré à ce prix par ce dernier qui avait acheté en bloc toute la collection 1,570,000 francs, et qui laissa faire la vente en détail sous le nom du prince Soltykoti". On ne retrouve plus ce portrait au catalogue de vente de la collection de M. le baron Achille Seillière en 1890.

L'absence regrettable de tous détails dans la rédaction du catalogue de vente de la collection Soltykofl' avait paralysé nos recherches relativement à l'identité de ce portrait, que nous étions surpris de voir disparaître ainsi dès 1861, et nous avions été contraints primitivement de le classer à son rang, parmi les personnages inconnus.

Depuis, le voile qui jetait l'obscurité sur le sort de cette pièce a été levé par la découverte, chez M. Giraudon, de la photographie du portrait n" 1 051 de la collection Soltykoff, et par son rapprochement avec la phototypie du Galiot de Genonittac de la collection Spitzer. Tout d'abord il convient de dire que l'identité du personnage représenté sur les deux pièces a été établie immédiatement et sans conteste, comme cela avait eu lieu à propos du prétendu portrait de Tiercelin possédé par le musée de South Kensington. Et une fois de plus, il en est résulté la preuve incontestable de l'utilité des reproductions directes, à l'exclusion de toutes autres, au point de vue de l'étude. Nous avons pu, en effet, faire ici une double et curieuse constatation.

1° L'examen simultané de la photographie Soltykoff et de la planche en couleurs du Galiot de la collection Spitzer, ou même de la phototypie de ce dernier, si l'attention ne se porte pas au delà de ce que nous allons indiquer ici, oblige à conclure à la dualité des portraits. Le personnage est bien toujours le même. Mais des différences notables et évidentes existent entre les deux reproductions. Ainsi, chez M. Spitzer, Galiot porte sur son costume noir, un double rang de rinceaux en arabesques, qui part de la barbe pour aboutir à la tablette ; la manche gauche est relevée de nombreux plis fins et serrés ; le i^arement droit du collet

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