‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 66 sur 331 · DIANE DE POITIERS · texte numérisé non relu

DIANE DE POITIERS

La collection Révoil du musée du Louvre, par M. Louis Courajod. Caen 1886.

N. D. A. — Dans le catalogue de la collection Rcvoil, public par M. Courajod, c'est sous le n° 237 que se trouve inscrit ce portrait, et non sous le n° 274 indiqué par M. de Labcrde. C'est en 1829-1830 que la collection Rcvoil est entrée au Louvre. Elle avait été acquise par le roi Charles X, le 16 avril 1828, au prix de 80,009 fr.

B. — N°D.328.— Plaque ovale. (Léonard Limosin, 1555.) Vénus et l'Amour. La déesse, entièrement nue, est couchée sur une draperie rouge étendue sur Lherbe d'une prairie. Elle s'appuie sur le coude du bras gauche et tient embrassé un petit amour qui la caresse. Une toque de velours noir à perles d'or est posée par-dessus une résille qui emprisonne ses cheveux blonds. Un carquois est posé sur le premier plan. Un vase de fleurs en arrière de la figure. Fond d'arbres, de mer et de ville. Au-dessous de la main de Vénus, on lit sur une feuille le monogramme LL, et au-dessous, la date de 15oo.

Émaux colorés en partie sur paillons.

Figure dessinée par un trait de contour et très légèrement préparée par enlevage sur une première couche bleue : modelé très fin en bistre rouge. La draperie et le paysage sont glacés de bleu lapis, de vert et de turquoise sur une couche blanche, et rehaussés de blanc surtout dans les fonds. Le carquois, les ailes de l'amour et le vase de fleurs sont sur paillons. Rehauts d'or.

Revers incolore.

Hauteur, 196 millimètres. — Largeur, 265 millimètres.

No 242 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde, qui résout par l'affirmative la question de savoir si c'est Diane de Poitiers qui est représentée dans cet émail, car le visage est évidemment un portrait. Mais comme les traits ne rappellent en rien ceux de la médaille qui représente la duchesse de Vaientinois, nous sommes forcé de croire que quelque autre personnage que le roi aura bien pu commander à Léonard Limosin cette représentation de sa maîtresse.

Publié, par M. J. Labarte, dans VHistoire des arts industriels, t. IV, p. 39.

Notice des émaux du Louvre, par M. A. Darcel, 1883.

N. D. A. — La draperie sur laquelle la femme est couchée n'est pas rouge, mais bleue, et d'une couleur peu agréable, rendue grisâtre par la transparence du ton du cuivre sous-jacent. C'est sur le bras droit que s'appuie Vénus.

C. — N. D. A. — Voir, dans l'ouvrage désigné ci-dessous, la planclie I, Eve, première Pandore, d'après le tableau de Jean Cousin. Femme nue, couchée de gauche à droite dans une grotte, fond de mer, ville et montagnes.

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