SCENE PREMIERE
Madame FALK, PEDERSEN
MADAME FALK. — Eh bien! puisque vous n'avez pas besoin des chevaux ici, faites atteler de suite ; dites qu'on aille chercher mademoiselle.
On a encore le temps avant ce soir, n'est-ce pas?
PEDERSEN. — Oh ! oui, madame!
MADAME FALK. — Bon!... Eh bien! dites à Hans qu'il attelle le landau tout de suite, et qu'il aille chercher mademoiselle à la ferme. Il fait beaucoup trop froid maintenant pour qu'elle reste là-haut.
PEDERSEN. — J'y vais de suite, madame. (// va pour sortir.)
MADAME FALK. — Mais, à pFopos, Pederscn ? Et cette fameuse... vous savez, dont nous parlions l'autre jour?
PEDERSEN. — Oh ! madame !
MADAME FALK. — Venez chez moi ce soir, nous reparlerons un peu de tout cela, voulez-vous?
PEDERSEN. — Oh! avec plaisir, madame.
MADAME FALK. — Tous ces jouFs-ci, je n'ai pas pu; voilà plus de huit jours que je suis là, avec toutes ces affaires en tête !...
PEDERSEN. — Oh ! nous avons bien vu tous ici que madame avait quelque chose.
MADAME FALK. — Que voulcz-vous ? chacuu a ses ennuis.
(Pedersen attend; mais voyant que M"° Falk s'est mise à cueillir les pommes à un jeune arbre et à les mettre dans une corbeille qu'elle a prise sur la table, il sort par la gauche.)