V M K FAILLI T K
Nous vivrons ici, tous les deux, avec mon père et ma mère, nous veillerons sur eux, et, quand il plaira à Dieu de nous les reprendre, nous les remplacerons.
(Sannœss pleure.)
TLELDE entre dans le Mireau avec Berent et lui montre son graiid livre. Il regarde par hasard la fenêtre, et aperçoit Sannœss et Valborg. Il s' appuie à la croisée et demande à demi-voix. — Mais qu'est-ce qu'il y a donc ?
VALBORG, tranquillement. — C'est Sannœss et moi qui venons de nous fiancer.
TiiELDE, — Est-ce possible? [A Berent qui est
resté plongé dans le grand livre.) Pardon, je
reviens.
(Il sort du bureau.)
SANN.Tîss, qui, dans son émotion, n'a rien entendu. — Pardonnez-m.oi ! j'ai lutté trop longtemps, j'ai trop soutfert ! Je n'en puis plus !
(11 se détourne, très ému.)
\ALB0RG. — Allons trouver mère!
SANN.ESS. — Je n'en puis plus, je vous en prie, attendez !
VALBORG. — Les voilà!