‹ Leonarda; préface de Maurice Bigeon. Une faillite; lettre-préface d'Ernest Tissot. Traduction d'Auguste MonnierChapitre 5 sur 52 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

HANS, Madame FALK. HAGBART

HAGBART. — Madame... (// s'arrête.) MADAME FALK. — Puis-je VOUS demander à qui j'ai riionneur... ?

HAGBART. — Yous ne me connaissez pas ?

MADAME FALK. — Non.

HAGBART. — Je suis Hagbart Talliiaug.

MADAME FALK. — Et c'cst VOUS qui vcncz me dire cela... en souriant?

HAGBART. — Je VOUS demande pardon, mais... laissez-moi vous expliquer.

MADAME FALK. — Et VOUS oscz Venir ici, vous?...

HAGBART. — Je VOUS en prie, écoutez-moi... deux mots, je...

MADAME FALK. — Pas un mot de plus... à moins que... je ne me trompe?... vous êtes bien?...

HAGBART. — Oui, c'est moi !

MADAME FALK. — Ainsi, c'est bien vous, qui étiez

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l'autre jour au concert, et qui, lorsque je suis entrée avec manièce, vous êtes permis derne traiter de « femme équivoque » ? C'est bien vous, n'est-ce pas?

HAGBART. — Oui, madame, et je.. .

MADAME FALK, vwement et avec une colère contenue. — Sortez, monsieur, sortez! Hans.

[On entend Hans répondre du dehors : Me voilà, madame, je viens !)

HAGBART. — Madame, je vous en supplie, un mot... [Hans entre.)

MADAME FALK. — Hans, Veuillez accompagner m.onsieur jusqu'à la porte.

HANS. — Oui, madame.

HAGBART. — Un instant...

HANS. — Dois-je?... {/l regarde M""^ Falk.)

HAGBART, ému. — Il s'agit de votre nièce, madame.

MADAME FALK. — Agat? Que lui est-il arrivé? Sauriez-vous quelque chose? Je n'ai pas reçu de lettre.

HAGBART. — Hans, attendez...

HANS. — Madame, dois-je...?

MADAME FALKE — Oui. OUI, Iais=ez-nous. (// sort.) Et vous disiez?...

iiANS. — Oh! rien de grave, rassurez-vous.

MADAME FALK. — Mais comment pouvez-vous venir ici de la pari d'Agal?

HAGBART. — Vous le savez , madame, il est bien difficile de s'éviter dans une ville d'eaux comme celle 011 est actuellement M"'^ Agat; je dois d'ailleurs vous avouer que votre nièce a fait son possible; elle a tout fait pour me montrer son dédain et son mépris; mais elle n'a pu m'empêcher de parler aux personnes avec lesquelles elle causait chaque jour, ni de me trouver où elle était, et sans y penser..., sans le vouloir... elle a entendu parler de moi, m'a vu et... m'a parlé.

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