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DOCUMENTS HISTORIQUES b.)i)
« D'après ce que j'ai pu ju<i;er, le duc a peu d'espoir dans l'avenir du Portugal, et il en est foi*t peiné.
« C'est hier, Sire, que M. Van de Weyer ' et moi nous avons pu causer avec lord Palmerston, que j'avais déjà vu plusieurs fois. La conversation a été longue : nous avons agité quelques-unes des éventualités j)rocliaines, la confiance de Votre Majesté m'en faisait un devoir, et je l'ai rempli.
« Je ne dirai pas que j'ai retrouvé le ministre tel qu'il était à la fin d'octobre 1836; loin d'avancer, il a reculé pour se replacer dans ses opinions de la mi-septembre de la même année. Je puis résumer ce qu'il nous a exprimé en disant que, dans sa manière de voir, les ministres anglais et belges sont à Lisbonne pour donner au prince les meilleurs conseils possible dans toutes les circonstances qui })euvent surgir; mais qu'ils doivent s'abstenir de faire naître ou d'étouffer tout ce (|ui peut être relatif aux démêlés intérieurs du Portugal. Ils doivent voir tous les partis et n'être d'aucun.
c( (Juant aux événements qui ne seraient pas exclusivement intérieurs, j'ai demandé nettement si, dans une circonstance analogue à celle qui s'est présentée sous Canning, en 1826, on agirait comme Canning, et l'on m'a catégoriquement répondu : non ! en ajoutant que l'on commencerait par examiner.
« J'en ai conclu qu'au lieu de désirer une occasion d'intervenir, on la redoutait, et que les prétextes, quelque légitimes qu'ils pourraient être, ne seraient point saisis; j'en ai même reçu la déclaration. On fera usage de casus fœderis , non quand la chose sera possible, mais quand il sera impossible de s'y soustraire.
« Voilà le dernier mot que j'ai reçu avant le départ de lord Palmerston, que je ne verrai probablement plus avant de quitter Londres. Le ministre m'a d'ailleurs exprimé d'une manière bien positive toute la satisfaction qu'il éprouvait de me voir partir sur-le-champ pour Lisbonne... x>
* Il était revenu de Lisbonne et avait repris son poste à Londres.
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