‹ Léopold Ier, roi des Belges: d'après des documents inéditsChapitre 22 sur 49 · NÉGOCIATIONS COMMERCIALES · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS COMMERCIALES

(Page 106.)

♦ Le roi Léopold au général Gohlet, ministre des affaires

étrangères.

f Laeken, le 26 août 1844.

« J'ai reçu une intéressante lettre du prince de Mettemich.

« n a parlé de nos affaires au roi de Prusse, il l'a trouvé très-bien disposé ; le roi et le prince étaient pénétrés de Vutilité d'un arrangement. Le prince conseille d'aller audevant de la Prusse dont la position est plus gênée, et il pense que le moment est favobable.

« Ceci vient fort à propos pour notre démarche ; nous

ferons bien de lui donner la forme d'une lettre et de mettre ainsi la Prusse en demeure.

«> Léopold. »

♦ Le même au même.

f Le 25 novembre 1844.

« Peut-être qu'on pourra tourner la diflBculté de la négociation avec. la France de cette manière : « La Belgique est accusée de sentiments hostiles à la France, elle se tourne vers l'Allemagne, etc. La Belgique ne saurait donner de preuve plus évidente de la fausseté de ces accusations qu'en se déclarant disposée dès aujourd'hui à négocier et à conclure avec la France l'arrangement le plus complet auquel la France voudra consentir et dans lequel pourrait entrer la propriété littéraire [alias, contre-façon), etc. » De cette manière on ferait \ *» preuve de bon vouloir ; 2** on éviterait de parler d'un simulacre de convention. Il vaut toujours mieux éviter avec politesse que de dire : nous ne voulons pas de telle ou telle chose, puisqu'on se retourne alors à Paris et l'on s'écrie : les Belges ne veulent pas négocier avec nous, ...»

Page 1