‹ Leopold II [i.e. deux] et BeernaertChapitre 21 sur 29 · septembre · texte numérisé non relu

septembre

Papillon

d'Os tende

Cher

Ministre,

Je trouve la

mission poi

AT Weimar telle que vous

la

proposez très bien composée.

Pour Athènes, votre idée d'y envoyer le prince

de

Ligne ou le prince Charles

de Ligne est fort bonne.

Croyez- moi.

LÉOPOLD

Nous revenons à présent à la revision. L'ouverture de la session qui doit la voir réaliser aura lieu dans quelques semaines. Les Commissions nommées à la fin de juillet vont se mettre sérieusement à l'œuvre.

{i) Unis depuis le 8 octobre 1842.

(2) Unis depuis le 16/27 octobre 1867.

258 I.ÉOPOLD II ET BEERNAERT

M. Beernaert écrit à ce sujet :

28 septembre 1(^92.

Sire,

La Commission sénatoriale de la revision constitutionnelle a tenu séance hier et aujourd'hui. Il ne s'agit encore que de discussions préliminaires, mais elles sont animées d'un excellent esprit et il semble que des deux côtés il y ait un sincère désir d'aboutir.

J'ai l'honneur...

A. Beernaert.

La lettre que M. Beernaert écrit peu de jours après au Roi montre qu'il n'entendait pas se désintéresser des travaux des Commissions, mais bien chercher avec leur concours des terrains d'entente.

8 octobre 1892.

Sire,

La Commission de revision de la Chambre s'est réunie hier et avant-hier; celle du Sénat se réunira lundi et mardi. Nous voici de toute façon au moment psychologique de l'étude préalable, et j'ai un travail accablant. 11 me sera par suite impossible, avant le 1 1, de m'occuper utilement de la copie que Votre Majesté a bien voulu m'annoncer et je dois lui demander de vouloir bien remettre l'audience qu'elle avait fixée à ce jour.

La Commission du Sénat continue à se montrer animée d'un excellent esprit. Je n'oserais en dire autant de celle de la Chambre. Cependant, M.Woeste et M. Graux se sont prononcés tous deux contre le suffrage universel.

A. Beernaert.

Voici encore un intermède dont le protocole fait les frais. Le Président de la République était venu dans le Nord et le Gouverneur de la Flandre Occidentale, selon les traditions de la courtoisie internationale, était allé le saluer de la part du Gouvernement belge.

Le Roi écrit à ce sujet :

12 octobre 1892

Château de Ciergiion Cher Ministre,

Je joins le billet du baron Beyens et la lettre du baron de Ruzette que vous avez bien voulu me communiquer hier soir.

Autant que je m'en souvienne (ce serait à vérifier) vous avez, à la suite de l'envoi d'officiers belges aux manœuvres étrangères, accordé chaque fois deux croix.

Lors de la mission à Cambrai du comte d'Oultremont, des croix sollicitées par lui ont été données.

Puisque vous me le demandez, voici ce que je pense du cas actuel : si le gouverneur le baron de Ruzette, hébergé par ordre du Président, reçoit la plaque de la Légion d'honneur, il serait aimable d'envoyer la nôtre au préfet du Nord.

Croyez-moi...

LEOPOLD

La lettre suivante nous fait assister aux négociations qui précédèrent l'acception par le comte de Mérode-Westerloo du portefeuille des Affaires étrangères.

19 octobre 1892.

Cher Ministre,

J'ai reçu votre lettre de hier. Demain matin, à g h. 1/2, je serai au Palais de Bruxelles à votre entière disposition. Vous me direz alors si vous désirez que je voie le comte de Mérode.

Je pourrais, si vous le voulez, convenir avec vous du langage que je lui tiendrais et qui dissiperait, je pense, ses appréhensions.

Croyez- moi...

LÉOPOLD

Les appréhensions auxquelles le Roi fait allusion sont précisées dans une lettre de M. Beernaert reproduite au chapitre IV : elles sont relatives à la nouvelle politique coloniale de Léopold IL

Le moment est arrivé d'arrêter les termes du discours duTrône qui ouvrira solennellement la session de la revision.

26 octobre 1892, soir.

Sire,

J'ai consulté tout à l'heure le Conseil sur la question devenue très urgente de l'opportunité d'un discours du Trône et nous avons été unanimes à reconnaître que la situation semble commander une ouverture de la session solennelle. Mais il parait impossible que la Couronne ne parle pas de l'Afrique et je ne vois pas ce qu'on en pourrait dire.

J'ai l'honneur.,.

Beernaert.

Le Roi s'est rendu aux désirs de son Conseil des Ministres (i). M. Beernaert a préparé le discours.

6 novembre 1892.

Château de Laekeii Cher xMinistre,

Le discours est très bien, permettez-moi de vous le répéter.

i''' page. Vous avez bien voulu me dire que vous mettriez : mon Gouvernement à la place de moi.

10^ page. Peut-être que vous ne tiendrez pas à maintenir : je termine.

Dernière page. Dernière phrase : je sollicite la suppression de ce qui est entouré d'un trait au crayon.

— Vous m'avez manifesté l'intention de me faire remettre pour que je les revoie, les deux lettres de M. Van Eetvelde.

Croyez-moi...

LÉOPOLD

A son tour, M. Beernaert donne satisfaction au Roi.

7 novembre 1892.

Sire,

J'ai fait au discours les trois modifications demandées par Votre Majesté.

Elle trouvera ci-jointes les deux lettres de l'État du Congo et leurs annexes. En lisant la seconde, le Roi constatera qu'elle s'écarte quelque peu des formes usitées de Gouvernement à Gouvernement.

J'ai aussi l'honneur d'envoyer à Votre Majesté en

(1) A la condition, à ce qu'il semble, qu'il ne soit pas quesiion du Congo.

épreuve les budgets amendés des Finances, des Affaires Étrangères et des Dotations. J'espère pouvoir Lui faire tenir les autres incessamment.

Le Conseil a été unanime à demander au Roi de ne pas faire demain de revue aux boulevards et de rentrer au Palais par la rue Ducale.

J'ai l'honneur...

A. Beernaert.

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