‹ Léopold II, roi des belges, chef de l'Etat indépendant du CongoChapitre 71 sur 87 · DE GÉOGRAPHIE · texte numérisé non relu

DE GÉOGRAPHIE

Mai'juin i885.

Nous extrayons les lignes suivantes de l'intéressant travail de M. J. Du Fief, intitulé : La question du Congo.

« On ne peut prédire avec certitude l'avenir de l'Afrique centrale, pas plus qu'on n'a pu prévoir, lors de la découverte, les richesses latentes des régions où prospèrent aujourd'hui New-York, San Francisco, Nouvelle-Orléans, Rio de Janeiro, Sydney, Melbourne, etc. Il est toutefois certain, dès maintenant, que le bassin du Congo a un sol fertile, d'importantes richesses végétales et minérales, une population très dense, des voies navigables considérables et nombreuses, et qu'il offre ainsi un champ nouveau à l'activité industrielle et commerciale de la race blanche; il est certain aussi que cette Œuvre de civilisation pacifique a été entreprise avec désintéressement par le Roi des Belges Léopold II, et que l'organisation en Afrique d'un vaste Etat libre, a acquis l'approbation sympathique de toutes les nations civilisées. Ces nations, réunies en Conférence à Berlin, ont discuté et arrêté de solennelles déclarations qui, s'appliquant à toute l'Afrique centrale, donnent à l'Etat indépendant du Congo, les garanties les plus complètes, et les plus précises, pour assurer son avenir. »

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