‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 14 sur 59 · PREMIERS TABLEAUX DE ROBERT · texte numérisé non relu

PREMIERS TABLEAUX DE ROBERT

j’oserai moi-même entreprendre un tableau; mais pour cela il faut tâcher de manière ou d’autre de gagner de l’argent, car, naturellement, avec cinquante louis on ne peut rien entreprendre. Cependant tout ira bien, j’espère; jamais je ne me suis senti si content et si heureux. »

Je tiens de M. Aurèle Robert que l’intention de Léopold, au moment où il quitta la Chaux-de-Fonds, était de faire une série de dessins, d’après les maîtres, et de les graver. Il pensait trouver là un moyen de gagner sa vie tout en poursuivant ses études de peinture. Mais il ne donna pas suite à ce projet. Il avait retrouvé à Rome ses camarades Schnetz et Navez, ainsi que Granet, le célèbre peintre d’intérieurs. Leur exemple, le pays, les beaux modèles qu’il rencontrait à chaque pas l’entraînèrent. Le jour il parcourait Rome, visitait les galeries et les musées, faisait des croquis d’après les maîtres; le soir il dessinait le modèle avec son ami Navez. C’est avec lui qu’il fit les deux belles études de femmes au crayon noir que possède M. Aurèle Robert. Puis il essaya quelques tableaux d’intérieur. Le premier qu’il exécuta à Rome et qui représentait des Pèlerins faisant baiser des reliques à des enfants dans une cour à Rome, lui fut demandé par le colonel Fischer. Un autre amateur, M. de Fæglin, lui acheta une Vue de V église souter -

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