SUJETS GRACIEUX
malade sérieusement1. » C’est en effet de cette époque que datent, h côté de quelques tableaux ayant des brigands pour sujets : Frascatane au rendez-vous ; Berger romain ; Deux jeunes filles napolitaines revenant de la fête; Vieux pâtre des Apennins endormi; Jeune chévrier des Apennins soignant une chèvre blessée; Danse napolitaine à Capri ; Pêcheur improvisant ; Jeunes filles de Frascati portant des corbeilles de fleurs; Jeune fille de Procida donnant à boire à un pêcheur . Je n’ai pas l’intention de faire une étude critique, ni même de donner une nomenclature complète de tous ces petits ouvrages qui se distinguent par les mêmes qualités, et qui méritent les mêmes reproches. Mais je recommanderai aux personnes qui voudraient étudier à fond l’œuvre de Robert, les beaux dessins faits par son frère, et qui se trouvent encore entre ses mains. Qu’on me permette, à ce propos, d’exprimer mon étonnement de ce qu’aucun des grands musées de l’Europe, aucun des musées de la Suisse surtout, n’ait tenté de s’approprier une aussi précieuse collection. Depuis 1822, M. Aurèle Robert a reproduit, soit à la sépia, soit à l’encre de Chine, soit à l’estompe et au crayon, et en combinant ces divers procédés, la plus grande partie des tableaux
\. Gaullieur, Revue suisse, 1817.