‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 32 sur 59 · OPINIONS RELIGIEUSES DE ROBERT · texte numérisé non relu

OPINIONS RELIGIEUSES DE ROBERT

ne ferai que consulter mon intérêt. Je ne voudrais pas avoir dans son salon, qui est si bien orné, un ouvrage qui ne m’honorerait un peu.

«Je pense que M. Lory est à Neuchâtel. Je vous prie de lui dire combien je suis reconnaissant de l’obligeance qu’il a eue pour moi, qui le salue de tout mon cœur.

« Par ce même courrier j’écris àM. Perrot; sans cela je n’aurais pas manqué de vous dire combien son amitié m’est précieuse. »

Trois lettres que Léopold écrivit à M,le Adèle Robert dans le courant de l’année 1829 sont certainement au nombre des plus importantes de cette correspondance. Dans la première, Robert avertit sa çœur qu’il commence un tableau qui lui donnera beaucoup de peine et de soucis, et qu’il pourra résulter de ces préoccupations' quelques inégalités dans son humeur, dont elle ne doit pas s’affecter. Mais il y touche surtout un sujet très-sérieux, qui a beaucoup agité la Suisse française et est de toutes manières bien éloigné de nous. Entre 1820 et 1830 une vive agitation religieuse se manifesta dans les cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève. Pour échapper à la torpeur qui avait envahi l’Église nationale, et afin de se rapprocher davantage des doctrines

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