‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 35 sur 59 · ROBERT NE PEINT PAS LE NU · texte numérisé non relu

ROBERT NE PEINT PAS LE NU

songer à ses amis. Le labeur excessif auquel le peintre se livrait n’absorbait pas l’homme tout entier. A force d’activité et surtout de régularité, d’application, de méthode, il suffisait à tout. Robert est de ceux dont on peut dire qu’ils n’ont pas perdu un instant, et son immense correspondance elle-même est une preuve de la puissance de son organisation. Dans ses lettres à M. de Meuron qui datent de cette époque, en outre des détails sur ses travaux d’artiste, Léopold parle longuement d’un jeune peintre nommé Bourcardt, cet ami de M. Aurèle Robert qui accompagna les deux frères dans leur voyage aux marais Pontins et à Terracine, et dont la position difficile, plus que le talent, intéressait l’artiste déjà illustre. Tl entretient aussi son ami de ses projets à l’égard de M. Aurèle Robert, qu’il dirigeait avec la plus tendre sollicitude. Il veut l’envoyer à Paris pour qu’il puisse y continuer et y perfectionner ses études, et, comme il le dit ailleurs, pour le soustraire à sa propre influence, qui risquait de devenir dominante et d’étouffer l’originalité du jeune peintre. Enfin, il est un point important que Robert touche dans ces lettres et sur lequel j’attire particulièrement l’attention. Comme on l’a vu, l’ambition de Robert avait grandi avec le succès. D’abord peintre d’intérieurs, il s’était élevé jusqu’au demicaractère dans ses tableaux de brigands et autres du

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