‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 44 sur 59 · ROBERT MODIFIE SON TABLEAU · texte numérisé non relu

ROBERT MODIFIE SON TABLEAU

mon tableau n’est plus occupé seulement par des, masques, mais par une mère qui va prendre son enfant dans ses bras, et par une jeune fille qui l’engage à se retirer d’une marche d’individus déguisés jouant de différents instruments. A droite est un groupe de jeunes filles avec des barques et des pêcheurs arrangeant leurs filets. A gauche, au lieu de mes Turcs, sont d’autres pêcheurs qui reviennent de leur travail avec tous les accessoires si pittoresques dont ils se* servent. Je suis certain maintenant de faire un tableau vrai et original et par conséquent intéressant. Enfin je m’envisage comme sauvé. Je suis aussi enchanté d’avoir changé le groupe de mes masques. Celui que j’avais projeté aurait pu suggérer un rapprochement avec ce que les cérémonies religieuses offrent quelquefois, et je respecte trop la religion pour laisser soupçonner que j’eusse voulu donner du ridicule à ses pratiques. » Au mois de mai, Robert est dégoûté de cette nouvelle composition. Il ne trouvait pas dans ses figures, écrit-il au même ami, « cet accord de sentiments si essentiels dans une composition. Il n’y avait rien pour la pensée, rien qui fît réfléchir. » Il regrette d’avoir « choisi pour sujet d’un tableau important des scènes qui ne touchent point l’âme et que la plupart trouvent ridicules. » Il transforma encore sa

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