‹ Léopold Robert d'après sa correspondance inéditeChapitre 47 sur 59 · PROFOND DÉCOURAGEMENT · texte numérisé non relu

PROFOND DÉCOURAGEMENT

pour leur bonheur et leur santé. Je pense aussi, bien, et bien souvent au vôtre, cher ami; c’est vous dire combien je le désire; ne soyez pas longtemps avant de m’écrire, et croyez-moi votre tout affectionné et dévoué ami,

«Je présume que notre bien cher ami M. Perrot est à Neuchâtel. Veuillez me rappeler à son bon souvenir, ainsi qu’à celui des personnes qui ont la bonté de s’intéresser à moi. »

Trois mois plus tard, nous trouvons Robert retombé au plus profond de ses idées noires. Le 10 avril il écrivait à M. Jesi à propos de son tableau des Pêcheurs : « Ce sujet m’est devenu insupportable; je suis comme l’homme dont l’ennemi, qui l’a fait cruellement souffrir, vient d’être terrassé : la victoire ne diminue pas en lui l’instinct de répulsion pour son ennemi. Cette œuvre aura bien vu blanchir ma tête par tous les chagrins que j’ai eus en la faisant. Je me demande quelquefois, quand surtout j’éprouve les plus grandes difficultés pour faire ce que je me suis proposé, à quoi sert tant de persévérance pour n’aboutir 'qu’à contrarier ses goûts et ses désirs. Cette réflexion, qui me semble prouver que l’on travaille volontairement contre son bonheur, me

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