‹ Léopold Robert: sa vie, ses œuvres et sa correspondanceChapitre 11 sur 17 · TESTAMENT DE LËOPOLD ROBERT · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE LËOPOLD ROBERT

« Fr^scati, le 16 octobre 1930.

« Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit; comme il suit, soit :

(i Considérant que moi, Léopold Robert, étant mortel et devant mourir une fois, sans savoir le moment où la mort peut m'arriver, je ^qis résoli| à faire mon dernier testament, maintenant que je suis dan§ la force de mes facultés morales et physiques, pour que nies successeurs et héritiers usaient, après ma mort, aucune occasion ai raison de controverse, procès, etc. En çouséquence, je dispose comme suit de tous mes bieps, tiint meubles qu'immeubles, créances^ rentes publique^ et particulières existantes partout en mon nom. Je lègue à ma chère sqpur Adèle Robert dix mille francs de France en argent, parce que j'ai le désir de réps^re^ à son égard ce que les circonstances et le sort ont eu de moins heureux pour elle, dans notre famille, que pour ses frères et sa sœur. D'ailleurs, j'aime bien lui donner une marque de reconnaissance de ce qu'elle a été, jusqu'à la mort de

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notre excellente mère, sa fidèle compagne et amie, et qu'elle Test, en ce moment , de notre très cher père. Tentends et je veux que le reste de mes biens soit partagé également entre ma chère sœur Sophie Huguenin , née Robert, ma chère sœur Adèle Robert et mon cher frère Aurèle Robert, en les engageant à donner à la Chambre de charité de ma commune du Locle et à TÉtablissement des jeunes filles de la Chaux-de -Fonds ce qu'ils jugeront à propos,

« Ceci dit, je veux, j'ordonne et je commande que ce soit ma dernière tolonté et dispositioii , laquelle doit servir de donation et de codicile en cas de mort, et de tout autre titre ou raison , comme cela et non autrement.

Indépendamment de ce testament, on trouva dans ses papiers le billet suivant, écrit un mois et quelques jours avant sa mort :

« Je laisse à mon frère Aurèle Robert les dessins qu'il a faits d'après mes tableaux, et que j'ai acquis à différentes époques. Il pourra faire de ces dessins tout ce qui lui semblera le plus avantageux dans son intérêt, ce qui est d'autant plus juste, que ces dessins n'ont pas été payés par moi à leur juste valeur. C'est une petite marque de ma vive reconnaissance pour l'assista&ce de Ta-

mour fraternel le plus dévoué.

« Léopou» Rosert« »

« Venise, ce 1 1 février 1 835. »

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