LA BASSE-FROIDE
ins la cale, qui; tout allait bien pour le présent, , qu'on avait largement le temps de recevoir du jcours. Puis, il ordonna une distribution de thé 1 rhum à tout l'équipage.
Il n'en fallait pas plus pour mettre ces grands nfants en belle humeur. Le lancement de la chacune à vapeur s'opéra donc avec beaucoup d'en-
?ain. ; -
Comme il s'achevait, des fusées, parties du phare e Sein, annoncèrent que Ton venait au navire laufragé. Bientôt des feux rouges se montrèrent lans la nuit, et passèrent au vent de V Alaska. Des oix hélèrent. ( >n put leur répondre et savoir qu'on stait naufragé sur la Basse-Froide de la chaussée de sein. Une grande heure s'écoula avant qu'un canot )ût accoster, tant le ressac était fort et l'opération périlleuse. Mais, enfin, les six hommes qui le monta: cul parvinrent à saisir un grelin et à se hisser sur Y Alaska.
C'étaient six rudes pêcheurs de Sein, — g et intrépides gaillards, — qui n'en étaient pas à leur premier sauvetage. Us approuvèrent pleinement l'idée de demander de laide à Lu rient, car le petit port de l'île ne pouvait offrir les ressources nécessaires. 11 fut convenu que deux d'entre eux partiraient dans la chaloupe à vapeur aveemaaster IJerscbom et Otto, dès que la lune arriverait audessus de l'horizon. En attendant, ils donnèrent quelques renseignements sur le théâtre du naufrage .
j/ ÉPAVE Dl f CYNTHIA ,
La chaussée de Sein est un haut-fond, en forme, de pointe, qui part de l'île de Sein, dans la direction de l'ouest et s'étend à neuf milles de distance de cette île. Elle se divise en deux parties : le Pont de Sein et la Basse-Froide. j
Le Pont de Sein a environ quatre milles de longueur sur un mille et demi de large. Il se compose d'une suite de roches assez élevées, qui forment une chaîne au-dessus des eaux. La liasse-Froide prolonge le Pont de Sein sur cinq milles de longueur et deux tiers de mille de largeur moyenne ; elle présente également un très grand nombre d'écueils, qui ne s'élèvent pas au-dessus des hautes mers, et dont un très petit nombre seulement découvrent à mer basse. Les principaux sont Cornengen, Schomeur, Gornoc-ar- Goulet, Bas-Ven, Madiou et Ar-men. Ce sont les moins redoutables, parce qu'ils sont visibles. Le nombre et l'irrégularité des pointes sous-marines, encore ineomplètement connues, l'extrême violence de la mer sur ce banc de sable, les courants qui le balayent en tous sens, en font le plus dangereux des abords et le plus fécond en naufrages. Aussi les phares de File de Sein et du Bec-du-llaz ont-ils été établis de manière à donner l'alignement de la ehaussée, qui peut ainsi être reconnue et évitée par ]es,navires venant de l'ouest. Mais elle est restée si périlleuse pour ceux qui viennent du sud, qu'on a du se préoccuper, de longue date, d'en signaler la pointe par un feu spécial. Malheureusement, il n'existe à