‹ L’Epave du CynthiaChapitre 59 sur 108 · LK VAL- FKRÀY. CONCLUSION · texte numérisé non relu

LK VAL- FKRÀY. CONCLUSION

gers de première classe, qui mangent toujours à la table du commandant. Il savait donc certainement le nom de ma fille, il connaissait sa nationalité française et pouvait aisément la faire retrouver. Àvait-il été chargé par Noah Jones de quelque mission ténébreuse? A-t-il eu la main dans le naufrage si suspect du Cynthia, ou simplement dans la clin le de l'enfant à la mer, — c'est ce que nous ne saurons jamais exactement, puisqu'il est mort. Quoi qu'il en suit, il est certain qu'il connaissait l'importance qu'avait pour l'cxassocié de Georges « l'enfant sur la bouée ». De là à exploiter cette notion, il n'y a qu'un très faible intervalle pour un individu tel qu'on nous le représente, ivrogne et paresseux. O'Dono^han savait-il que « l'enfant sur la bouée » était réellement vivant? Avait-il même aidé à le sauver, soit en le recueillant en mer, pour le laisser ensuite près de Noroë, soit par quelque autre moyen?

C'est encore un point douteux. Mais il aura, en tout cas, affirmé à Noah Jones que « l'enfant sur la bouée » avait survécu au naufrage; il se sera vanté de connaître le pays où il avait été recueilli : sans dmite aussi il aura donné à entendre que ses précautions étaient prises pour Unit faire savoir à reniant, s'il lui arrivait malheur, à lui O'Donoghan. Noah Jones se sera vu obligé de payer son silence. Telle était sans doute la source desrevenus intermittents que l'Irlandais touchait à New -York chaque fois qu'il y revenait!

l'épave DU C Y N'HUA.

— Cela me paraît très vraisemblable, dit M. Bredejord. Et j'ajoute que la suite des événements confirme pleinement cette hypothèse. Les premières annonces du doc Leur Sehwaryencrona sont venues inquiéter Noah Joncs. Il a cru indispensable de se débarrasser de Patrick O'Donoghan mais s'est vu obligé d'agir prudemment, précisément parce que l'Irlandais affirmait avoir pris ses précautions. Il s'est donc contenté de l'épouvanter probablement en lui faisant craindre, grâce à ces annonces, une intervention immédiate de la justice criminelle. Cela résulte du récit même que uous a fait à New- York l'aubergiste du Red- Âneh or y M. Bowles, et de la hâte avec laquelle O'Donoghan a pris la fuite. Il faut évidemment qu'il se soit cru menacé d'extradition pour avoir émigré aussi loin, — jusque chez les Samoyèdes, et sous un nom d'emprunt. Noah Jones, qui lui avait sans doute donné ce conseil, a dû alors se croire à l'abri de toute surprise. Mais les annonces réclamant Patrick O'Donoghan lui ont remis, comme on dit, martel en le te. Il a donc fait le voyage de Stockholm tout exprès pour nous donner l'assurance que Patrick O'Donoghan était mort, et, sans doute aussi, pour voir de ses propres yeux jusqu'où notre enquête avait été poussée. Enfin est survenue la correspondance de la Véga et le départ de Y Alaska pour les mers a reliques. Noah Joues oii Tudor Brown, se voyant alors en péril imminent, — car sa confiance en Patrick O'Dono-

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