‹ LépidoptérologieChapitre 15 sur 25 · UT · texte numérisé non relu

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Parvenue à toute sa grosseur vers le milieu de mai, la Loricaria prend une teinte brunâtre qu’elle conserve jusqu’à sa transformation. Cette couleur est celle du type. Elle est alors allongée, cylindrique, sans éminences, avec la tête aussi haute que le premier anneau. Elle est, dans toute sa longueur, d’un gris ferrugineux et de nombreuses lignes fines, serrées et continues se détachent en brun. Des trois lignes ordinaires, on ne voit que la stigmatale, Celle-ci, d’un jaune de Naples, est largment interrompue. ; elle ne règne que du 3° au S°anneau inclusivement. La tête et les pattes écailleuses sont brunes. Les stigmates, placés sur la ligne même, sont d’une extrême petitesse, blancs et cerclés de noir.

La Loricaria qui s'élève difficilement, en Provence toutefois, varie fréquemment en vert clair ; dans ce cas les lignes nombreuses se détachent en vert foncé, et la stigmatale en blanc vif. Cette chenille vit à découvert, se nourrit exclusivement sur le Betula humilis et se transforme en terre.

La chrysalide, de forme ordinaire, n’a absolument rien de remarquable ; elle est d’un rougeâtre acajou et setermine par une pointe bifide. L’insecte parfait éclot au mois dejuillet.

La Loricaria, par ce caractère important ; celui de la © à ailes très courtes et impropres au vol, devrait être séparée du genre Halia de Duponchel.

C’est au reste l’avis de l’auteur du Species général : X, p. 91, qui soupçonnait la © aptère ou semi-aptère.

J'ai sous les yeux 30 Loricaria très bien conservées. Je remarque parmi quelques variétés, l’une d’elles caractérisée par la troisième bande transversale, accompagnée d’une série de taches inégales et ferrugineuses. Chez les variétés ordinaires cette bande est large, continue et d’un ferrugineux vif. Les ailes inférieures de ces variétés sont blanchâtres, avec la

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